(New York) La Bourse de New York a terminé lundi en ordre dispersé, tiraillée entre l’optimisme entourant le début de la campagne de vaccination contre la COVID-19 aux États-Unis et la crainte de nouvelles restrictions dans le pays.

Agence France-Presse

L’indice vedette Dow Jones Industrial Average a cédé 0,62 % à 29 861,55 points et l’indice élargi S&P 500 a perdu 0,44 % à 3647,49 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, s’est en revanche apprécié de 0,50 % à 12 440,04 points.

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse, alors que les craintes liées aux confinements pour lutter contre la propagation de COVID-19 ont miné les secteurs de la finance, de l’énergie et des matériaux.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a perdu 161,52 points pour terminer la journée avec 17 387,40 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 78,39 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 78,31 cents US de vendredi.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a avancé de 42 cents US à 46,99 $ US le baril, tandis que celui de l’or a reculé de 11,50 $ US à 1832,10 $ US l’once. Le prix du cuivre a quant à lui cédé 0,15 cent US à 3,53 $ US la livre.

Wall Street avait bien démarré la séance, se réjouissant du lancement d’une vaste campagne de vaccination contre le virus aux États-Unis, pays le plus touché par la pandémie avec plus de 300 000 décès selon le dernier relevé de l’Université Johns Hopkins.

L’espoir d’un compromis au Congrès américain sur un nouveau plan de relance avait également porté le marché.

Un groupe de parlementaires démocrates et de républicains doit présenter une proposition de loi comportant une enveloppe de 908 milliards de dollars pour les foyers et les entreprises, en vue d’un vote dans la semaine.

Mais le Dow Jones et le S&P 500 se sont repliés en deuxième partie de séance après des déclarations du maire de New York, Bill de Blasio, laissant entendre qu’une fermeture totale de la ville, similaire à celle du mois de mars, n’était pas à exclure pour contenir la propagation du virus.

« Cet avertissement a vraisemblablement causé des inquiétudes plus larges sur des confinements ailleurs » dans le pays, notent les analystes de Briefing.com.

Des craintes sur des mesures similaires en Europe ont également fait battre de l’aile la Bourse new-yorkaise.

Par ailleurs, plusieurs entreprises cotées ont profité lundi d’une vague d’annonces de fusion-acquisition.

La biotech américaine Alexion (+29,20 %), spécialisée dans les maladies rares, a été rachetée pour 39 milliards de dollars par le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca.

Le géant américain du jeu vidéo Electronic Arts (+1,28 %) a proposé 945 millions de livres pour racheter le groupe britannique Codemasters.

Le site de logiciels pour formations professionnelles PluralSight (+6,38 %) a été racheté pour 3,5 milliards de dollars par la société d’investissement Vista Equity Partners.

Blackstone (-1,14 %) a pour sa part baissé après avoir annoncé son intention de débourser 3,45 milliards pour racheter les bâtiments abritant des laboratoires de recherche à Boston à Brookfield Asset Management.

Le reste de la semaine à Wall Street sera animé par le dernier rendez-vous de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), qui se tiendra mardi et mercredi.

Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans sur les bons du Trésor a fini à l’équilibre, se maintenant à 0,8964 %.

– Avec La Presse Canadienne