(New York) Les cours du pétrole ont fini en baisse lundi, après avoir atteint leurs plus hauts en près de neuf mois vendredi, en réaction à une probable hausse de l’offre de brut dans les mois à venir.

Agence France-Presse

La demande reste dans le même temps, plombée par la pandémie.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a perdu 0,93 % ou 46 cents par rapport à la clôture de vendredi, à 48,79 dollars.

Le Brent s’était rapproché vendredi de la barre symbolique des 50 dollars le baril, à 49,92 dollars, plus franchie depuis le 6 mars.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de janvier a lâché 1,08 % ou 50 cents, terminant à 45,76 dollars, après avoir atteint vendredi 46,68 dollars, une première depuis le 5 mars.

« La baisse des prix du pétrole ce matin est un parfait exemple de correction après une série de nouvelles qui ont fait grimper le marché trop haut » la semaine passée, a commenté Bjornar Tonhaugen, analyste de Rystad.

L’offre d’or noir étant amenée à augmenter dans un futur proche, cela douche l’élan de la semaine passée, selon lui.

« Le nombre de plateformes pétrolières en hausse chaque semaine aux États-Unis, la production libyenne qui augmente lentement vers son plein potentiel et celle de l’Iran qui s’apprêterait à repartir au cours du premier trimestre 2021 » sont autant de facteurs baissiers, a-t-il expliqué dans une note.

L’offre des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) plus dix alliés producteurs, identifiés sous l’acronyme OPEP+, est également attendue à la hausse dès le premier janvier.

Les négociations difficiles sur la relation post-Brexit entre l’Union européenne et le Royaume-Uni ont provoqué une chute de la livre sterling. « Cela a pesé sur le pétrole en début de séance », a relevé Phil Flynn de Price Futures Group.

Malgré les perspectives que font miroiter pour la demande les campagnes de vaccinations massives contre la COVID-19, la situation actuelle reste préoccupante.

Les États-Unis continuent par exemple d’enregistrer un nombre très élevé de contaminations quotidiennes au coronavirus : le pays le plus lourdement touché par l’épidémie (plus de 282 000 morts) a comptabilisé pour la journée de dimanche quelque 181 000 nouveaux cas et 1110 décès liés au coronavirus, selon les chiffres de l’université Johns Hopkins.