(Tokyo) Les grandes Bourses asiatiques ont terminé dans le rouge lundi, Tokyo se voyant dominée par les prises de bénéfices et Hong Kong chutant face à la recrudescence de coronavirus qui fait craindre de nouvelles mesures de restrictions.

Agence France-Presse

Dans l’ancien territoire britannique, où les autorités ont prévenu de l’arrivée d’une nouvelle vague de COVID-19, l’indice Hang Seng a dévissé de 2,06 % à 26 341,49 points.

L’indice composite de Shanghai a cédé 0,49 % à 3391,76 points et celui de Shenzhen a baissé de 0,15 % à 2249,66 points.

À Tokyo, l’indice vedette Nikkei a lâché 0,79 % à 26 433,62 points et l’indice élargi Topix a perdu 1,77 % à 1754,92 points.

Le Nikkei, après avoir progressé tout au long de la semaine dernière, avait encore évolué à la hausse lundi dans la matinée, alors que les marchés étaient encouragés par les bons résultats des Bourses mondiales vendredi.

Les prises de bénéfices ont cependant ensuite pesé sur la place tokyoïte, à cause du « sentiment prudent après les hausses », a noté Okasan Online Securities.

La remontée du nombre de nouveaux cas quotidiens de coronavirus au Japon a par ailleurs entraîné la mise en place de mesures de restrictions, notamment à Tokyo et Osaka (ouest du Japon), cependant moins contraignantes que celles observées dans d’autres pays.

Du côté des valeurs

ANA : La première compagnie aérienne japonaise All Nippon Airways (-0,88 % à 2517,5 yens) a annoncé vendredi son intention de procéder à une augmentation de capital qui pourrait aller jusqu’à 332,1 milliards de yens (2,7 milliards d’euros), face à la crise du coronavirus qui a mis à genoux le secteur aérien.

Le produit de la vente des nouvelles actions émises doit servir au remboursement de sa dette à long terme et au financement d’investissements comme l’acquisition d’avions Boeing 787.

Sa rivale Japan Airlines, qui a également procédé à une augmentation de capital plus tôt en novembre, a vu son titre perdre 3,70 % à 1977 yens.

Une augmentation de capital est généralement mal perçue par les investisseurs, car elle est synonyme d’une dilution des parts des actionnaires existants.

Du côté des devises et du pétrole

Le dollar progressait face au yen, valant 104,29 yens vers 4 h 15, contre 104,09 yens vendredi à 17 h.

La monnaie japonaise perdait aussi du terrain vis-à-vis de l’euro, lequel se négociait pour 124,87 yens contre 124,53 yens en fin de semaine dernière.

L’euro valait par ailleurs 1,1972 dollar, contre 1,1963 dollar vendredi à 16 h.

Les prix du pétrole étaient dans le rouge, après avoir fini près de l’équilibre avant le week-end. L’OPEP et ses alliés devaient se réunir lundi et mardi pour tenter de redonner un peu de vigueur à un marché du brut toujours déprimé par la pandémie.

Après 4 h, le prix du baril de brut américain WTI perdait ainsi 1,69 % à 44,76 dollars et celui de Brent de la Mer du Nord reculait de 2,14 % à 47,15 yens.