(Londres) Les prix du pétrole ont terminé en léger repli jeudi, face à l’aggravation de l’épidémie de COVID-19, mais aussi du fait de tiraillements sur les quotas au sein de l’OPEP.

Agence France-Presse

Le contrat sur le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a cédé 0,31 % ou 14 cents, par rapport à la clôture de mercredi, à 44,20 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour décembre s’est replié de 0,19 % ou 8 cents, à 41,74 dollars.

Les cours, qui avaient perdu davantage en cours de séance, se sont redressés un peu à la clôture.

« On assiste à une course de vitesse entre le Covid et les vaccins », a résumé Robert Yawger de Mizuho USA. « Entre la hausse des cas de COVID-19 et la fermeture des écoles de New York, cela empire. Dans le même temps, il a de l’espoir pour l’avenir avec les vaccins », a-t-il expliqué.

Après les bonnes nouvelles sur l’efficacité spectaculaire des futurs vaccins de Pfizer et Moderna, c’était au tour du laboratoire britannique AstraZeneca d’annoncer des résultats encourageants de son vaccin chez les plus âgés.

Les États-Unis ont atteint la barre des 250 000 décès attribués au coronavirus depuis le début de la pandémie.

Et l’épidémie est sensiblement repartie à la hausse depuis quelques semaines chez le premier consommateur d’or noir.

À cela s’ajoutent « les tensions au sein de l’OPEP », a souligné Eugen Weinberg, analyste de Commerzbank.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés via l’accord OPEP+ s’étaient dits « prêts à agir » mardi pour maintenir un équilibre entre l’offre et la demande d’or noir, à l’issue de leur réunion mensuelle.   

Mais il semble que les Émirats arabes unis « ne soient pas contents » et ne veulent pas prolonger leurs coupes de production, a expliqué Robert Yawger. « C’est un peu inquiétant avant la prochaine réunion de l’OPEP » fin novembre. L’analyste pense toutefois qu’au bout du compte les restrictions de production seront prolongées d’un commun accord même si après coup, certains peuvent « tricher ».

Les Émirats peuvent produire jusqu’à 4 millions de barils par jour, mais leur quota actuel serait de 2,6 mbj.  

Les membres de l’alliance des producteurs se retrouvent à la fin du mois pour décider des quantités de brut qui reviendront sur le marché au 1er janvier, ou plus tard, dans ce qui s’annonce comme le prochain « grand évènement à risque pour le pétrole », a jugé Jeffrey Halley, de Oanda.