(New York) La Bourse de New York a terminé en baisse mercredi après un retournement de tendance lorsque la ville de New York a annoncé la fermeture prochaine de ses écoles à cause de la résurgence de la COVID-19.

Agence France-Presse

L’indice vedette DJIA a baissé de 1,16 % à 29 438,42 points et l’indice élargi S&P 500 de 1,16 % également à 3567,79 points. Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a reculé de 0,82 % à 11 801,60 points.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a clôturé à 16 889,82 points, en recul de 58,24 points.

Sept des onze secteurs du parquet torontois ont retraité mercredi, en particulier celui des matériaux, qui a rendu 2,69 %. Les groupes des biens de consommation de base et de l’immobilier ont aussi perdu respectivement 1,80 % et 1,20 %.

Les reculs ont été limités par le secteur de la finance, qui a offert la meilleure performance du jour avec un gain de 0,78 %, et par celui de l’énergie, qui a grimpé de 0,75 %.

« Pas mal au même moment où (les fermetures des écoles) ont été annoncées, le marché a commencer à retraiter, puisque cela a manifestement laissé croire aux personnes que si ces fermetures surviennent, peut-être que d’autres suivront », a affirmé Michael Currie, vice-président et conseiller en investissements chez Gestion de patrimoine TD.

« Et évidemment, cela est assez mauvais pour l’activité économique. »

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié à 76,55 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 76,37 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a gagné 36 cents US, à 42,01 $ US le baril, tandis que celui de l’or a rendu 11,20 $ US, à 1873,90 $ US l’once. Le prix de la livre de cuivre est demeuré stable, à 3,20 $ US.

Mardi, le DJIA ou Dow Jones avait perdu 0,56 %, le S&P 500-0,48 % et le NASDAQ avait reculé de 0,21 %.

La place de New York, qui était modestement bien orientée en matinée, a glissé dans le rouge dès que le maire de New York a annoncé la fermeture jeudi des écoles publiques de la ville.

« Nous avons atteint le seuil des 3 % de positivité des tests : malheureusement, cela signifie que les établissements scolaires seront fermés à compter de jeudi 19 novembre par mesure de précaution », a tweeté le maire Bill de Blasio.

« Cela a été négatif pour le marché », a immédiatement noté Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.  

« Les marchés ont bien en tête maintenant que cela va être une période difficile, cette deuxième vague, mais ils ont aussi en tête que pratiquement tous les deux ou trois jours on se réveille avec une nouvelle positive sur un vaccin », a-t-il expliqué.

« Tôt ou tard les choses iront vraiment mieux au niveau de l’épidémie et cela limitera les mouvements abrupts », estime-t-il.

Art Hogan de National Securities, a aussi souligné que ce repli de Wall Street était « modeste au regard de son niveau très haut ». Lundi le Dow Jones avait crevé un record.

Dans la matinée, la place boursière avait bien réagi à la nouvelle que le vaccin des laboratoires Pfizer (dont le titre a pris 0,75 %) et BioNTech (+4,04 %) était efficace à 95 % pour prévenir la COVID-19, selon des résultats complets de leur essai clinique.

Ce niveau similaire à celui de Moderna (-4,57 %) augmente les chances qu’au moins un vaccin pourra commencer à être injecté aux Américains avant la fin de l’année.

Pour Boeing, l’envolée a été de courte durée. Le titre de l’avionneur qui était en hausse en séance après l’autorisation accordée mercredi par l’Agence de l’aviation américaine (FAA) au 737 MAX de voler de nouveau, a néanmoins terminé en baisse (-3,36 %).

L’avion est immobilisé au sol depuis près de deux ans à la suite de deux accidents ayant fait 346 morts dans un intervalle de cinq mois.

« Après une première réaction d’enthousiasme, les investisseurs ont réalisé que Boeing allait se retrouver avec 400 MAX sur les bras qui ont été construits, mais qui ne sont pas encore en commandes fermes […] alors que les compagnies aériennes sont exsangues », a souligné l’expert de Meeschaert.

Dans la grande distribution, Target a gagné 2,36 % après des résultats meilleurs que prévu, dopé par les commandes en ligne livrées à la porte des magasins.

Sur le marché obligataire, le rendement sur la dette américaine à 10 ans remontait un peu à 0,8701 % contre 0,8570 % la veille.

– Avec La Presse Canadienne