(New York) Les prix du pétrole ont fini en baisse jeudi, lestés par une augmentation inattendue des stocks commerciaux de brut aux États-Unis et des perspectives moroses pour la demande mondiale.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a perdu 0,6 % ou 27 cents par rapport à la clôture de mercredi, à 43,53 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour décembre est tombé de 0,8 % ou 33 cents, à 41,12 dollars.

Selon un rapport hebdomadaire diffusé jeudi par l’Agence américaine d’Information sur l’Énergie (EIA), les réserves commerciales de brut sont montées de 4,3 millions de barils (MB) au 6 novembre, s’établissant à 488,7 MB.

Les experts sondés par l’agence Bloomberg tablaient sur une baisse médiane de 1,9 MB.

Cette hausse-surprise fait craindre une offre excédentaire dans un marché déjà plombé par une consommation en berne sur fond de résurgence de la pandémie et de ralentissement des déplacements.  

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a significativement revu en baisse jeudi ses prévisions pour la demande pétrolière mondiale cette année en raison de la deuxième vague de COVID-19 qui affecte l’Europe et les États-Unis.

Dans son rapport mensuel, l’agence ne prévoit pas d’effet immédiat de la découverte même rapide d’un vaccin, dont les effets positifs sur l’activité économique et la demande se feraient, selon elle, sentir seulement au second semestre de l’année prochaine.

Le patron de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a pour sa part estimé jeudi que la perspective d’un vaccin efficace ne suffirait pas à surmonter les défis économiques posés par la pandémie.

Mercredi, c’est l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qui avait révisé à la baisse ses estimations de la demande mondiale de pétrole pour la fin 2020 et 2021.

Les observateurs et acteurs du marché attendent désormais une action du cartel et de ses alliés, réunis au sein de l’OPEP+.

Ils pourraient décider prochainement de retarder « de trois à six mois » le retour sur le marché de 1,9 million de barils quotidiens prévu au 1er janvier, avance Bjornar Tonhaugen, de Rystad.