(New York) Wall Street a terminé mardi en ordre dispersé, après son exubérance de la veille alimentée par l’annonce d’un vaccin prometteur contre la COVID-19, le marché continuant de privilégier les titres de l’économie traditionnelle aux dépens des actions technologiques.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

L’indice vedette de la Bourse new-yorkaise, le Dow Jones, a gagné 0,90 % à 29 420,92 points.

Le NASDAQ, où se concentrent les valeurs technologiques qui ont profité des restrictions de mobilité dues à la pandémie, a continué de faire les frais des arbitrages des investisseurs, cédant 1,37 % à 11 553,86 points.

Le S&P 500, l’indice le plus représentatif du marché américain, est resté proche de l’équilibre, lâchant 0,14 % à 3545,53 points.  

L’indice composé S&P/TSX a ajouté 139,51 points pour clôturer à 16 615,37 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 76,82 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 77,10 cents US de lundi.

À la Bourse des matières premières de New York, le prix du baril de pétrole a clôturé à 41,36 $ US, en hausse de 1,07 $ US, tandis que le cours de l’or a grimpé de 22 $ US, à 1876,40 $ US l’once. Le prix de la livre de cuivre est demeuré essentiellement inchangé, à 3,16 $ US.

Au cours d’une séance d’échanges mitigée, les marchés ont réévalué « la poussée de la veille qui était due à des nouvelles positives sur le vaccin contre la COVID-19 de Pfizer et BioNTech », ont rappelé les analystes de Schwab.  

Les laboratoires américains Pfizer (-1,40 % en clôture) ont annoncé lundi qu’un vaccin développé avec l’allemand BioNTech (+7,60 %) réduisait de 90 % le risque de tomber malade du coronavirus.

« La rotation soudaine de lundi est restée en jeu mardi entre les actions de croissance », qui ont crû plus vite grâce à la pandémie notamment, « et les valeurs de nature cyclique » qui ont souffert de la conjoncture et sont à plus bas prix, ont expliqué ces analystes.

« La rotation du marché se poursuit », a aussi estimé Quincy Krosby de Prudential Financial. Selon elle, la baisse du NASDAQ est intervenue alors que « les noms technologiques étaient trop achetés, au point où l’on pouvait s’attendre à une certaine consolidation ».

La Silicon Valley souffre

Ainsi le géant du commerce en ligne Amazon, par ailleurs accusé par la Commission européenne d’enfreindre les lois de la concurrence, a cédé 3,46 %.

Facebook a lâché 2,27 %. Son fondateur Mark Zuckerberg a cédé pour plusieurs millions de dollars de ses actions, selon la SEC.

Microsoft, qui a mis en vente mardi sa nouvelle console Xbox Series, a perdu 3,38 %.

Le titre de Zoom a chuté (-9,01 %), la perspective d’un retour à la vie normale avec un vaccin faisant connaître une deuxième journée noire à la plateforme de vidéoconférence.

La start-up de substituts de viande Beyond Meat qui a annoncé des ventes décevantes a plongé de 16,94 %.

Le vendeur de vélos d’appartements interactifs Peloton a grimpé de 5,20 % après la signature d’un partenariat avec Beyoncé qui va permettre à ses abonnés de pédaler aux musiques de la chanteuse.

Au rang des valeurs cycliques qui retrouvaient les faveurs des investisseurs, Boeing a terminé en hausse (+5,19 %) alors que le 737 MAX, son avion-vedette cloué au sol depuis mars 2019, devrait recevoir l’autorisation de revoler « dans les prochains jours ».

Sur le marché obligataire, le rendement de la dette des États-Unis à 10 ans continuait de monter à 0,9527 % contre 0,9235 % la veille.