(New York) La Bourse de New York a eu du mal à se décider mercredi, terminant finalement en petite baisse, dans une attitude attentiste face aux négociations entre élus démocrates et républicains sur de nouvelles mesures d’aides économiques aux États-Unis.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Son indice vedette, le Dow Jones a cédé 0,35 % à 28 210,82 points, le NASDAQ a perdu 0,28 % à 11 484,69 points et l’indice élargi S&P 500 a cédé 0,22 % à 3435,56 points.

Les trois indices ont oscillé toute la séance dans une marge étroite entre territoires positif et négatif.  

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a perdu 43,03 points pour terminer avec 16 230,23 points.

« Les investisseurs ont semblé retenir leur souffle en attendant l’impact de la deuxième vague de COVID-19 sur la croissance économique américaine » et en guettant des avancées dans les négociations d’un nouveau plan de soutien à l’économie, a estimé Sam Stovall, stratège en investissement à CFRA.  

Cet analyste pense que même « si un accord devait émerger de la Chambre des représentants, il ne finira pas par être approuvé par le Sénat », à majorité républicaine, avant les élections du 3 novembre.

Les marchés « sont fatigués des pourparlers sur le “stimulus”, ou plutôt fatigués de toutes les fausses alarmes sur un accord possible bientôt », a affirmé pour sa part Patrick O’Hare.

La publication du Livre Beige de la Fed, un rapport de conjoncture, dépeignant une économie à la croissance « légère à modeste », a soutenu brièvement le marché au-dessus de l’équilibre en séance.

Les entreprises américaines sont dans l’ensemble optimistes sur les perspectives économiques, portées par une lente reprise qui a permis à certains secteurs de réembaucher, mais la situation diffère grandement d’un secteur à l’autre, selon l’enquête de la Fed.

Les spectaculaires bons résultats de Snap (+28,30 %), propriétaire de la populaire application Snapchat, ont nourri l’optimisme sur les titres d’autres réseaux sociaux comme Facebook (+4,17 %) et Twitter (+8,39 %).

Le ralentissement du flot de nouveaux abonnés à Netflix (-6,92 %) et les difficultés de Quibi dans un marché du streaming de plus en plus concurrentiel semblaient profiter à Disney (+1,34 %).

Après la clôture, le constructeur de voitures électriques haut de gamme Tesla a annoncé un doublement de son bénéfice net au troisième trimestre, ce qui a fait grimper le titre de près de 2 % après la cloche contre +0,17 % à la clôture.