(Zurich) Le géant suisse de l’alimentation Nestlé a finalisé le rachat de la société biopharmaceutique américaine Aimmune Therapeutics, a-t-il annoncé mercredi, une acquisition qui lui permet de se renforcer dans le secteur de la santé nutritionnelle.

Agence France-Presse

Basée à Brisbane, dans la baie de San Francisco, l’entreprise californienne va rejoindre Nestlé Health Science, la branche dédiée aux activités nutritionnelles du groupe suisse, en tant qu’unité autonome, a indiqué le groupe suisse dans un communiqué. La direction a été confiée à Andrew Oxtoby, son directeur commercial.  

Ce rachat « marque une étape importante » pour les activités de santé nutritionnelles du groupe, a fait valoir Greg Behar, le directeur de Nestlé Health Science, dans le communiqué, estimant que le traitement phare d’Aimmune Therapeutics, appelé Palforiza, pourrait changer la donne dans la prise en charge des allergies.  

Approuvé en janvier par l’agence américaine des médicaments, ce traitement est destiné à réduire la fréquence et la gravité des réactions allergiques aux arachides, y compris l’anaphylaxie, chez les enfants de 4 à 17 ans.

Nestlé était entré dans le capital de cette entreprise californienne en 2016 alors que ce traitement était en cours de développement, prenant initialement une participation de 15 % qu’il avait par la suite renforcée.  

Fin août, le groupe suisse avait dévoilé une offre valorisant Aimmune Therapeutics, à 2,6 milliards de dollars pour racheter l’intégralité de l’entreprise.  

La santé nutritionnelle est un des axes stratégiques qu’a renforcé le patron de Nestlé, l’Allemand Ulf Mark Schneider, qui dirigeait auparavant le groupe allemand de santé Fresenius. En 2018, Nestlé avait déboursé 2,3 milliards de dollars pour racheter le groupe canadien Atrium, un fabricant de compléments alimentaires.  

Une demande d’homologation de Palforzia est en cours d’évaluation auprès de l’agence européenne des médicaments, a précisé Nestlé qui s’attend à une décision pour 2020. Une demande est également à l’étude auprès de l’agence suisse des médicaments, avec une décision attendue pour 2021, a indiqué le groupe basé à Vevey, sur les rives du lac Léman.