(Londres) Les cours du pétrole rebondissaient mardi, après un accès de faiblesse la veille, réveillés par les données économiques encourageantes en Chine, premier importateur d’or noir.  

Publié le 13 oct. 2020
Agence France-Presse

Vers 9 h 35 GMT (5 h 35 à Montréal), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 42,47 dollars à Londres, en hausse de 1,80 % par rapport à la clôture de lundi.

À New York, le baril américain de WTI pour novembre engrangeait 1,93 % à 40,19 dollars.

La veille, les deux cours de référence avaient mordu la poussière, abandonnant plus de 2,5 % sous l’effet du retour cumulé d’une partie de la production norvégienne, américaine et libyenne.

Mais « les dernières données commerciales de la Chine pour le mois de septembre » publiées mardi sont favorables pour la demande d’or noir, a souligné Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Les importations du pays ont signé le mois dernier leur plus forte progression depuis décembre 2019, avant que la COVID-19 ne soit détectée pour la première fois dans la ville de Wuhan (centre), selon les chiffres des Douanes.  

« L’optimisme est stimulé par les données douanières de la Chine qui montrent que ses importations mensuelles de brut ont augmenté de 2,1 % en septembre, défiant ainsi les attentes des analystes », a précisé Bjornar Tonhaugen, de Rystad.

Cependant, certains analystes accueillaient d’un mauvais œil les dernières prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dont le rapport annuel a été rendu public mardi, « qui ne s’attend pas à ce que la demande mondiale de pétrole retrouve son niveau d’avant la crise avant 2023 », a relevé Carsten Fritsch, de Commerzbank.

D’autres pointaient le risque d’une augmentation de l’offre d’or noir à moyen-terme, malvenue pour les prix dans un marché déjà excédentaire, que fait peser une victoire du candidat démocrate Joe Biden à l’élection présidentielle américaine s’il décide d’assouplir les sanctions contre l’Iran, un producteur clé membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) aujourd’hui exclu du marché.