(Londres) Les cours du pétrole rebondissaient mardi, après un accès de faiblesse la veille, réveillés par les données économiques encourageantes en Chine, premier importateur d’or noir.  

Agence France-Presse

Vers 9 h 35 GMT (5 h 35 à Montréal), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 42,47 dollars à Londres, en hausse de 1,80 % par rapport à la clôture de lundi.

À New York, le baril américain de WTI pour novembre engrangeait 1,93 % à 40,19 dollars.

La veille, les deux cours de référence avaient mordu la poussière, abandonnant plus de 2,5 % sous l’effet du retour cumulé d’une partie de la production norvégienne, américaine et libyenne.

Mais « les dernières données commerciales de la Chine pour le mois de septembre » publiées mardi sont favorables pour la demande d’or noir, a souligné Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Les importations du pays ont signé le mois dernier leur plus forte progression depuis décembre 2019, avant que la COVID-19 ne soit détectée pour la première fois dans la ville de Wuhan (centre), selon les chiffres des Douanes.  

« L’optimisme est stimulé par les données douanières de la Chine qui montrent que ses importations mensuelles de brut ont augmenté de 2,1 % en septembre, défiant ainsi les attentes des analystes », a précisé Bjornar Tonhaugen, de Rystad.

Cependant, certains analystes accueillaient d’un mauvais œil les dernières prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dont le rapport annuel a été rendu public mardi, « qui ne s’attend pas à ce que la demande mondiale de pétrole retrouve son niveau d’avant la crise avant 2023 », a relevé Carsten Fritsch, de Commerzbank.

D’autres pointaient le risque d’une augmentation de l’offre d’or noir à moyen-terme, malvenue pour les prix dans un marché déjà excédentaire, que fait peser une victoire du candidat démocrate Joe Biden à l’élection présidentielle américaine s’il décide d’assouplir les sanctions contre l’Iran, un producteur clé membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) aujourd’hui exclu du marché.