(Londres) Les prix du pétrole progressaient jeudi, soutenus par les espoirs d’un plan de relance aux États-Unis, mais aussi par les perturbations de l’offre dans le golfe du Mexique et en Norvège, bienvenues dans un marché excédentaire.

Agence France-Presse

Vers 9 h 40 GMT (5 h 40 à Montréal), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 42,64 dollars à Londres, en hausse de 1,55 % par rapport à la clôture de mercredi.

À New York, le baril américain de WTI pour novembre gagnait 1,35 % à 40,49 dollars.

« Les tweets de Trump au sujet du plan de relance ainsi que la menace de l’ouragan Delta sur la production pétrolière américaine » permettent au cours du brut d’évoluer en terrain positif, a estimé Jeffrey Halley, analyste de Oanda.

Le président américain a multiplié ces derniers jours les annonces contradictoires au sujet d’un plan d’aide, très attendu par le marché, car porteur pour la demande d’or noir.

Après avoir mis fin aux négociations avec les démocrates mardi, le locataire de la Maison-Blanche est revenu en partie sur ses propos en appelant le Congrès à passer rapidement de nouvelles mesures pour prolonger les aides aux salariés du secteur aérien et aux petites entreprises.

Par ailleurs, l’ouragan Delta se rapproche jeudi des États-Unis, après s’être abattu sur le sud-est du Mexique. Au terme de sa traversée du golfe du Mexique, Delta s’est renforcé en catégorie 2, sur une échelle qui en compte 5, selon le Centre américain des Ouragans (NHC) basé à Miami, en Floride.

Han Tan, analyste de FXTM, souligne que « plus de 180 installations en mer ont été évacuées. »

Les observateurs de marchés restent par ailleurs attentifs à la situation en Norvège où une grève qui paralyse déjà six gisements pétroliers pourrait s’étendre la semaine prochaine au plus grand champ pétrolier du pays.

« Si la grève en cours sur le plateau continental norvégien continue jusqu’au 14 octobre, le champ Johan Sverdrup en mer du Nord devra cesser sa production jusqu’à nouvel ordre », a indiqué son exploitant Equinor dans un communiqué mercredi soir.

La fermeture de six gisements en mer ampute déjà le principal producteur d’hydrocarbures d’Europe de 330 000 barils équivalent-pétrole par jour, soit 8 % de son volume normal, selon les chiffres de l’organisation patronale Norsk olje & gass (NOG)