(New York) Wall Street est parvenue jeudi à terminer dans le vert, tirée par le secteur technologique et les services de communication.

Agence France-Presse

La place new-yorkaise a par ailleurs tempéré ses espoirs d’un accord imminent sur un plan d’aide économique américain.  

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a grappillé 0,13 % à 27 816,90 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a bondi de 1,42 % à 11 326,50 points et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a avancé de 0,53 % à 3380,76 points.

La veille, dopés par de bons échos sur les négociations entre la Maison-Blanche et l’opposition pour une nouvelle relance budgétaire, le Dow Jones avait gagné 1,20 % et le NASDAQ 0,74 %. Le S&P 500 avait terminé en hausse de 1,05 %.

Mais jeudi, l’optimisme a fait place au scepticisme alors que les positions des démocrates et républicains sur un nouveau plan de soutien économique massif semblent encore « très éloignées », selon les responsables parlementaires des deux camps.

Le Dow Jones en a souffert, fléchissant en deuxième partie de séance après avoir bien démarré. L’indice a terminé à peine en territoire positif.

« J’ai l’impression que le marché prenait ses désirs pour des réalités. Il a vraiment envie que ces négociations aboutissent », a commenté Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services. Mais si ces négociations piétinent pour l’instant, « cela ne veut pas dire qu’elles ne vont pas reprendre », a-t-il ajouté.  

Selon lui, la pression reste forte pour soutenir l’économie américaine, alors que les compagnies aériennes américaines ont annoncé des coupes massives dans leurs effectifs.  

« Elle montrent à quel point il y a encore des branches entières de l’économie qui ont besoin d’aide et que si cette aide ne vient pas, qui va-t-on blâmer ? Aussi bien les démocrates comme les républicains », a expliqué l’analyste.

Les titres de la technologie en revanche attiraient vigoureusement les acheteurs. Vu la propagation du virus en Europe et les chiffres inquiétants à New York, « qu’est-ce qui marche très fort ? C’est la technologie qui apparaît comme l’antidote à la COVID-19 », poursuit M. Volokhine.

« Les gens ne vont pas aller moins sur Amazon, ils ne vont pas utiliser moins le “cloud”. Maintenant, avec l’épidémie, quand on est inquiet, on achète la technologie », a-t-il conclu.

Microsoft et Apple ont pris autour de 1 % tandis que Facebook a gagné presque 2 %. Des titres de plateformes de communication profitaient de l’enthousiasme. Le logiciel de communication de bureau Slack engrangeait presque 4 %, Roku, le service de télévision à diffusion en continu, gagnait plus de 6 % et Zillow, le site immobilier grimpait de 5,50 %.

Le secteur pétrolier du S&P s’est enfoncé pour la deuxième séance d’affilée (-3,13 %) dans le sillage de la chute des cours de l’or noir.

Les ventes trimestrielles annoncées en baisse pour le constructeur automobile GM n’ont pas découragé les investisseurs, puisqu’elles appartiennent déjà au passé lorsque l’économie était paralysée. Le titre a grimpé de 2,67 %.

La société d’investissement Mountain Crest Acquisitions, sur le NASDAQ, qui va servir de véhicule à l’entrée en Bourse de Playboy, en fusionnant avec l’éditeur du magazine érotique, charmait les acheteurs : +1,08 %.