(New York) Le prix du pétrole coté à New York a retrouvé des couleurs mercredi, au lendemain d’un plongeon, après la publication par l’Agence américaine de l’Énergie (EIA) d’une baisse surprise des stocks de brut aux États-Unis.

Agence France-Presse

Le baril de WTI « light sweet » pour livraison en novembre est monté de 2,4 % ou 93 cents, à 40,22 dollars.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à la même échéance, dont c’était le dernier jour de cotation, a lui reculé de 0,2 % ou 8 cents, à 40,95 dollars.

Le contrat pour livraison en décembre, qui deviendra la référence à partir de jeudi, a en revanche gagné 1,8 % ou 74 cents, à 42,30 dollars.

La veille, les deux barils de référence ont cédé plus de 3 %, le WTI perdant même plus de 5 % en séance.

Dans le rouge en début de journée, les cours se sont redressés petit à petit avant de connaître une nette accélération à la sortie du rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) à 10 h 30.

Celui-ci a fait état d’un recul des stocks commerciaux de pétrole brut aux États-Unis pour la troisième semaine consécutive, déjouant les attentes des analystes qui s’attendaient à une hausse de 1 million de barils.

Ce repli ainsi « qu’une chute plus importante que prévu des réserves de produits distillés de 3,2 millions de barils (contre un déclin de 1,2 million de barils attendu) suggère que le marché est susceptible de mettre de côté les inquiétudes sur une contraction de la demande », estime Bart Melek de TD Securities.

L’expert estime même que la demande en or noir pourrait recommencer à augmenter à partir de 2021.  

Le rebond des cours du brut est toutefois resté limité par les nuages qui s’accumulent sur la demande, tandis que l’offre est amenée à croître avec le retour sur le marché de la Libye.

« Le nombre croissant de cas de COVID-19 continue de tirer la sonnette d’alarme sur la demande », a indiqué Avtar Sandu, analyste de Phillip Futures.

Les acteurs du marché restent également attentifs au conflit entre l’Azerbaïdjan et les séparatistes arméniens au Nagorny Karabakh, région stratégique pour le transport de pétrole, qui dure depuis quatre jours.

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a juré mercredi de poursuivre les opérations militaires jusqu’au retrait des forces arméniennes de cette zone. Plus tôt dans la journée, le premier ministre arménien Nikol Pachinian avait jugé prématurée l’idée de pourparlers avec l’Azerbaïdjan, sous l’égide de la puissance régionale russe.