(New York) Le prix du baril de pétrole coté à New York a chuté de 5 % mardi, dans un marché toujours inquiet des sombres perspectives pour la demande mondiale d’or noir avec la reprise de la pandémie de COVID-19.

Agence France-Presse

Vers 16 h 35 GMT, le baril de WTI pour livraison en novembre tombait de 4,75 % à 38,67 dollars sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX) après être descendu jusqu’à 38,41 dollars.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à la même échéance abandonnait lui 4,20 % à 40,65 dollars.

« Les barils de Brent et de WTI sont dans le rouge, car la tendance générale à la baisse provoquée par la crise sanitaire décourage les espoirs de reprise de la demande », note David Madden de CMC Markets.

La pandémie de COVID-19, qui a démarré à la fin 2019 en Chine avant de se répandre dans le monde entier, a en effet franchi lundi la barre du million de morts, selon un décompte de l’AFP.

« En août, les importations de pétrole au Japon ont plongé de 26 %, ce qui illustre l’impact de la pandémie », souligne l’expert de CMC Markets, qui juge toutefois l’ampleur de la baisse de mardi un peu trop importante.

Le marché redoute également une offre excédentaire, qui entraînerait une forte pression sur les prix.

Au début de la semaine passée, l’annonce du retour progressif de la production et des exportations en Libye par la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) avait jeté un froid parmi les investisseurs.  

Mercredi dernier, l’Agence américaine d’Information sur l’Énergie (EIA) a indiqué que la production de brut dans le pays était un peu remontée la semaine précédente, les États-Unis extrayant en moyenne 10,8 millions de barils par jour (mbj), ce qui restait cependant loin du pic de production à 13,1 mbj atteint en mars.

L’agence actualisera d’ailleurs ces chiffres, ainsi que les niveaux des stocks, mercredi en début de séance américaine.

Selon la médiane des estimations d’experts interrogés par l’agence Bloomberg, les réserves de brut ont progressé de 1 million de barils la semaine dernière. Elles avaient reculé de 1,6 million de barils la semaine précédente.