(New York, Toronto) La Bourse de New York a terminé dans le rouge jeudi, au lendemain d’une réunion de la Banque centrale américaine et après une nouvelle séance difficile pour le secteur technologique, dans le sillage d’indicateurs américains mitigés.

Agence France-Presse

À la clôture mercredi, le Dow Jones Industrial Average a terminé en retrait de 0,47 % à 27 901,98 points tandis que le NASDAQ a perdu encore 1,27 %, comme la veille, pour finir à 10 910,28 points.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a rendu 48,94 points pour terminer la séance avec 16 246,72 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 75,76 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 75,94 cents US de la veille.

Le NASDAQ, qui regroupe les valeurs technologiques et qui avait subi de fortes pertes la semaine dernière, a été plombé notamment par Amazon (-2,25 %), Apple (-1,60 %) et surtout Tesla (-4,15 %).

L’indice élargi S&P 500 a terminé aussi en territoire négatif, perdant 0,84 % à 3357,01 points.

Mercredi, la Bourse de New York avait terminé sans direction, le Dow Jones Industrial Average grappillant 0,13 % et le NASDAQ perdant 1,25 %.  

« La correction n’est pas finie », a affirmé Maris Ogg de Tower Bridge Advisors, qui trouve cette correction « plutôt saine ».

« Les actions qui ont le plus crû sont celles qui sont descendues le plus », a-t-elle ajouté, évoquant les valeurs technologiques, « où personne ne peut être surpris qu’il puisse y avoir une correction ».

Les investisseurs digéraient aussi les décisions de la Réserve fédérale (Fed) et des indicateurs mitigés pour l’économie américaine.  

Malgré la quasi-promesse de garder les taux bas jusqu’à la fin de 2023, le président de la Fed Jerome Powell a aussi souligné mercredi les incertitudes de la reprise, qui dépend « étroitement de l’évolution du virus ».

Le patron de la Fed a également de nouveau insisté sur l’importance d’une aide budgétaire pour relancer l’économie.

« Je crois que les investisseurs ont été déçus du fait que la Fed n’a pas augmenté la durée de la maturité des actifs qu’elle achète », ce qui serait un effort supplémentaire de la Banque centrale pour injecter des liquidités et soutenir la reprise, a souligné Karl Haeling de LBBW.

« Mais c’est une réaction à court terme », a-t-il assuré. « Dans l’ensemble, la politique monétaire de la Fed est très favorable à l’économie », a affirmé cet analyste.

Des indicateurs mitigés jeudi n’ont pas dopé l’enthousiasme des investisseurs.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé aux États-Unis la semaine passée, mais sont restées supérieures aux attentes, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail.

Les mises en chantier de logements ont déçu aussi, reculant plus que prévu en août (-5,1 %).

— Avec La Presse canadienne