(Pékin) Le constructeur chinois de véhicules électriques XPeng, concurrent affiché de Tesla dans son pays, a fait des débuts remarqués à Wall Street jeudi en bondissant de 41 % après avoir levé 1,5 milliard de dollars à l’occasion de son introduction en Bourse.

Agence France-Presse

XPeng est le troisième fabricant chinois d’automobiles électriques à être coté aux États-Unis après NIO (2018) et l’arrivée le mois dernier de LiAuto.  

L’introduction de XPeng intervient dans un contexte de rivalité économique et politique acérée entre la Chine et les États-Unis et au moment où Pékin incite au contraire ses entreprises technologiques à se coter sur les places boursières nationales comme Shanghai, Shenzhen ou Hong Kong.

L’entreprise a mis sur le marché plus de 99 millions de titres à la Bourse de New York. Le prix d’introduction avait été fixé à 15 dollars.  

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Une berline électrique XPeng P7 montrée lors du Salon de l’auto de Shanghai le 16 avril 2019.

L’action a terminé à 21,22 dollars à l’issue de sa première journée de cotation sur le NASDAQ, en hausse de 41 %, après avoir gagné jusqu’à 67 % en cours de séance.

Fondée en 2015 à Canton, XPeng fait partie de dizaines d’audacieuses start-up apparues ces dernières années dans le pays pour profiter du boom des véhicules électriques sur le premier marché automobile mondial.  

La marque emploie quelque 3600 personnes et possède notamment des bureaux dans la Silicon Valley. Elle compte parmi ses actionnaires le géant chinois du commerce en ligne Alibaba et le fabricant de smartphones Xiaomi.

XPeng, qui cible les créneaux moyen et haut de gamme, propose dans son catalogue deux modèles électriques : un 4x4 « G3 », vendu à moins de 20 000 exemplaires depuis sa commercialisation en novembre 2018, ainsi qu’une berline « P7 » (environ 2000 exemplaires vendus).  

La firme prévoit de sortir l’an prochain son troisième modèle.  

XPeng s’affiche en Chine comme un concurrent de l’américain Tesla, qui domine dans le pays le marché de l’électrique.

La Chine, qui cherche à réduire ses émissions polluantes et sa dépendance envers le pétrole étranger, ambitionne de vendre environ 25 % de véhicules électriques ou hybrides en 2025.