(New York) Les prix du pétrole ont terminé en baisse jeudi, au lendemain d’une réunion de l’OPEP+ sans surprise et d’une baisse des stocks de pétrole brut aux États-Unis moins prononcée que prévu.

Agence France-Presse

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a lâché 47 cents, ou 1,0 %, pour finir à 44,90 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre a cédé 35 cents, ou 0,8 %, pour clôturer à 42,58 dollars.

Les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et dix pays producteurs alliés ont maintenu mercredi leur accord de baisse de production lors de leur réunion de suivi désormais mensuelle.

« Comme prévu, le groupe a souligné l’urgence du respect des coupes » par chacun des membres, a noté Tamas Varga, analyste de PVM.

Le fait que le ministre saoudien de l’Énergie, Abdel Aziz ben Salmane, « ouvre la possibilité à des coupes au-delà d’avril 2022 est important et de nature à rassurer le marché sur la politique de long terme » du cartel, a complété Michael Haigh, analyste de Société Générale, auprès de l’AFP.

« La baisse des cours est mesurée », a-t-il relativisé, ce qui témoigne selon lui d’un accueil plutôt positif par le marché de la réunion OPEP+.

L’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) a de son côté annoncé mercredi que les réserves de pétrole brut avaient reculé, mais moins que prévu, pour la quatrième semaine de suite aux États-Unis. Les réserves d’essence ont également baissé et la production s’est maintenue au même niveau.

Toutefois, le rapport a aussi montré que la demande pour les produits pétroliers « (continuait) de fluctuer, ce qui pourrait s’avérer être un obstacle persistant à la hausse des prix du pétrole », remarque Robbie Fraser de Schneider Electric.  

Le récent rebond des cas de COVID-19 dans plusieurs régions du monde assombrit encore un peu plus la perspective pour la demande en or noir, ajoute-t-il.