(New York) Les cours du pétrole ont terminé près de l’équilibre mercredi alors que se déroulait une réunion de suivi de l’accord OPEP+ et après l’annonce d’une nouvelle baisse des stocks de brut aux États-Unis.

Agence France-Presse

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a lâché 9 cents, ou 0,2 %, pour finir à 45,37 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre a grappillé 4 cents, ou 0,1 %, pour clôturer à 42,93 dollars, son plus haut niveau depuis mars.

Les investisseurs étaient tournés mercredi vers la réunion de suivi désormais mensuelle des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés de l’OPEP+, sur les coupes de production qu’ils s’imposent depuis mai en réponse à la chute de la demande provoquée par la pandémie.

Elles seraient de l’ordre de 8,1 à 8,2 millions de barils par jour (mbj) actuellement selon les calculs du ministre saoudien de l’Énergie, ce qui correspond aux 7,7 mbj inscrits dans le calendrier initial pour le mois d’août, auxquels s’ajoutent les compensations espérées des pays n’ayant pas respecté leurs quotas.

Les ministres saoudien et russe du Pétrole ont à cet égard insisté sur la nécessité d’un strict respect des baisses de production promises pour rééquilibrer le marché de l’or noir.

Au moment de la clôture du marché pétrolier, les participants n’avaient pas encore diffusé le communiqué marquant officiellement la fin de leur rencontre.

L’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) a de son côté annoncé que les réserves de pétrole brut avaient reculé, mais moins que prévu, pour la quatrième semaine de suite aux États-Unis : ces stocks ont baissé de 1,6 million de barils (MB) lors de la semaine se terminant le 14 août, après avoir déjà chuté de 22 millions au cours des trois semaines précédentes.

Les réserves d’essence ont également baissé tandis que celles de produits distillés ont légèrement augmenté.  

« La demande pour les produits raffinés semble stagner », a souligné Ryan McKay de TD Securities.  

« La faiblesse persistante de la demande en produits distillés et les réserves abondantes dont on dispose à la sortie de la saison estivale vont continuer à maintenir le taux d’utilisation des raffineries sous son niveau habituel », a-t-il avancé.  

Le maintien de la production américaine de brut à 10,7 mbj est pour sa part un élément de nature à soutenir les prix, a aussi noté M. McKay.  

La production, qui était montée jusqu’à 13,1 millions de barils par jour aux États-Unis en mars, est depuis beaucoup redescendue et se maintient à des niveaux inférieurs « malgré le rebond des prix à des niveaux rentables pour la production de pétrole de schiste », a-t-il remarqué.