(New York et Toronto) La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé jeudi, tiraillée entre la chute historique du PIB des États-Unis au 2e trimestre, synonyme d’entrée officielle en récession, et la bonne santé des géants technologiques, qui publiaient leurs résultats trimestriels en fin de journée.  

Agence France-Presse et La Presse canadienne

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average a cédé 0,85 % à 26 313,65 points, tandis que le NASDAQ, à forte coloration technologique, est monté de 0,43 % à 10 587,81 points.

L’indice élargi S&P 500 a pour sa part reculé de 0,38 % à 3246,22 points.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a dégagé un gain de 4,63 points à 16 299,29 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 74,45 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 74,85 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a perdu 1,35 $ US à 39,92 $ US le baril, tandis que celui de l’or a reculé de 9,90 $ US à 1966,80 $ US l’once. Le prix du cuivre a rendu environ 1 cent US à 2,91 $ US la livre.

Avec une chute historique de son produit intérieur brut (PIB) de près de 33 % entre avril et juin en rythme annualisé, la première économie mondiale est officiellement entrée en récession, selon une estimation préliminaire du département du Commerce publiée jeudi.

En comparant le PIB de la première puissance mondiale par rapport au deuxième trimestre 2019, la baisse est de 9,5 %, un recul record, mais comparable à ceux de l’Allemagne ou de Hong Kong.

Autre indicateur qui a pesé sur le marché, les inscriptions au chômage aux États-Unis ont de nouveau augmenté, les nouvelles demandes s’établissant à 1,43 million la semaine dernière et dépassant les attentes des analystes, selon les chiffres du département du Travail.

Les investisseurs se sont par ailleurs brièvement inquiétés d’un tweet de Donald Trump en début de séance, qui a suggéré pour la première fois un possible report de l’élection présidentielle de novembre, évoquant des risques de fraude liés à la pandémie de COVID-19.

Les GAFA solides

Le marché actions a en revanche été soutenu par la séance solide d’Alphabet, la maison mère de Google (+0,98 %), Amazon (+0,60 %), Facebook (+0,52 %) et Apple (+1,21 %), les quatre piliers américains de l’Internet qui faisaient part de leurs bilans de santé trimestriels après la clôture.

Les patrons des Gafa ont été auditionnés mercredi pendant cinq heures par une commission parlementaire américaine. Les élus démocrates les ont accusés de brider la concurrence et de nuire à la démocratie, tandis que les républicains se sont plaints d’être censurés sur ces plateformes.

Parmi les valeurs du jour, le groupe de messageries américain UPS, qui a largement dépassé les attentes au deuxième trimestre grâce à la hausse du nombre de colis commandés par les particuliers et dans le secteur de la santé, a vu son action bondir de 14,38 %.

Le titre du groupe américain de produits de grande consommation Procter & Gamble (P & G), qui a profité depuis le début de la pandémie de l’explosion de la demande pour les produits de nettoyage, est monté de 2,42 %.

L’action Eastman Kodak (-10,15 %) a cessé sa folle progression après une chevauchée ces deux dernières séances, où le titre s’était envolé de près de 1200 %. Cette flambée a débuté après l’annonce du célèbre groupe spécialisé dans la photographie qu’il allait désormais produire des ingrédients pour la pharmacie avec l’aide d’un prêt gouvernemental de 765 millions de dollars.

AstraZeneca a pris 2,21 %. Le patron du groupe pharmaceutique britannique, qui travaille à l’élaboration d’un vaccin contre le coronavirus, a déclaré jeudi sur CNBC qu’il serait peut-être nécessaire de faire des vaccinations annuelles, soulignant le caractère imprévisible du virus.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait légèrement à 0,5462 % vers 16 h 50, contre 0,5471 % mercredi soir.