(Tokyo) Les marchés asiatiques, notamment chinois, ont été très dynamiques lundi, portés par un optimisme généralisé quant aux perspectives économiques en Chine, malgré la pandémie mondiale de coronavirus qui continue de faire rage dans d’autres régions du monde, comme aux États-Unis.

Agence France-Presse

L’indice composite de Shanghai a clôturé sur un bond de 5,71 % à 3332,88 points, son plus haut niveau depuis plus de deux ans, et celui de Shenzhen a pris 3,9 % à 2121,59 points.

Le même vent d’optimisme a soufflé à la Bourse de Hong Kong, où l’indice Hang Seng s’est apprécié de 3,81 % à 26 339,16 points à l’issue de sa quatrième séance de hausse consécutive.

Les marchés d’actions en Chine, malmenés depuis le début de l’année dans ce pays où le coronavirus a fait son apparition fin 2019, ont repris du poil de la bête depuis la semaine dernière à la faveur de plusieurs indicateurs avancés pointant en direction d’une reprise plus nette que prévu de l’économie nationale.

Pour l’économiste Zhang Gang, du cabinet Central China Securities, les chiffres de la croissance économique pour le deuxième trimestre, attendus la semaine prochaine, pourraient en conséquence s’avérer plus robustes que prévu.  

Avec la paralysie quasi totale de l’économie chinoise en début d’année, « l’épidémie a étouffé la consommation. Nous assistons à présent à un énorme rebond », a déclaré cet analyste à l’AFP.

La Bourse de Tokyo a aussi nettement grimpé lundi, entraînée par le dynamisme des marchés chinois et la baisse du yen, un mouvement de change favorable aux valeurs japonaises exportatrices.  

Son indice vedette, le Nikkei, a gagné 1,83 % à 22 714,44 points, tandis que l’indice élargi Topix a progressé de 1,6 % à 1577,15 points.

Malgré les craintes liées à une nouvelle flambée des infections à la COVID-19 dans le monde, celles-ci « restent plutôt contenues au Japon », ce qui a aussi soutenu l’optimisme des investisseurs à Tokyo, a estimé lundi Ryuta Otsuka, stratégiste chez Toyo Securities, cité par l’agence Bloomberg.

Du côté des valeurs

NISSAN ENCORE DÉGRADÉ : à l’instar des autres valeurs du secteur automobile nippon, le titre de Nissan a nettement progressé (+5,15 % à 414,3 yens), malgré le nouvel abaissement vendredi de la note de sa dette de long terme par Standard & Poor’s, passée de « BBB » à « BBB- », soit juste un cran au-dessus de la catégorie d’investissements considérés comme spéculatifs.

Sans surprise, l’agence de notation financière a estimé que la rentabilité de Nissan devrait souffrir encore davantage que celle de ses grands concurrents dans les 1 à 2 ans à venir, en raison des coûts de ses restructurations qui vont s’ajouter à l’impact de la COVID-19 sur ses résultats.

Du côté des devises et du pétrole

Le yen se dépréciait légèrement face au dollar vers 4 h 30, à raison d’un dollar pour 107,57 yens contre 107,51 yens vendredi.

La monnaie japonaise baissait aussi face à l’euro, qui valait 121,41 yens contre 120,93 yens en fin de semaine dernière.

L’euro grimpait face au billet vert, à raison d’un euro pour 1,1285 dollar contre 1,1248 dollar vendredi.

Le marché du pétrole était bien orienté : vers 4 h 20 le prix du baril de brut américain WTI prenait 0,57 % à 40,88 dollars et celui du baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,54 % à 43,46 dollars.