(New York) Wall Street a terminé en hausse jeudi grâce à un rebond de fin de séance et à la bonne santé des valeurs bancaires, qui ont bien accueilli la décision de plusieurs régulateurs d’assouplir une règle contre la spéculation des organismes financiers.

Agence France-Presse

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average a gagné 1,18 % à 25 745,60 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique,  est monté de 1,09 % à 10 017,00 points.

L’indice élargi S&P 500 s’est apprécié de 1,10 % à 3083,76 points.

« Les valeurs financières ont reçu un coup d’accélérateur après l’approbation par les régulateurs américains d’un assouplissement des restrictions de la règle Volcker, renforçant les transactions du secteur avec les fonds de capital-investissement et les hedge funds », notent les analystes de Charles Schwab.

Dans un communiqué commun, cinq régulateurs fédéraux, dont la Banque centrale (la Fed) et le gendarme boursier américain (la SEC), ont annoncé des modifications de la célèbre « règle Volcker », du nom de l’ancien banquier central et conseiller du président Obama, Paul Volcker, disparu en décembre.

Adoptée en 2013 par l’administration Obama, cette règle vise à empêcher les banques de prendre des positions risquées, leur interdisant de faire des opérations à court terme avec leurs fonds propres.

Les nouvelles dispositions, qui prendront effet à partir du 1er octobre, prévoient entre autres de rendre plus facile la participation des institutions bancaires à des fonds d’investissement, notamment les fonds de capital risque, les fonds obligataires ou les fonds de gestion de patrimoine.

Les titres de JP Morgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo, Goldman Sachs et Morgan Stanley ont gagné entre 3,5 % à 5 % sur la place new-yorkaise.

Après la clôture, les investisseurs ont pris connaissance d’un rapport de la Fed sur la santé du secteur bancaire, qui impose aux grandes banques une suspension de leurs programmes de rachat d’actions et des limites au versement des dividendes.

Wall Street avait débuté la séance dans le rouge après des chiffres de nouvelles demandes d’allocation chômage aux États-Unis mitigés.

Selon le le département du Travail, les États-Unis ont compté 1,48 million de nouvelles inscriptions au chômage la semaine dernière.

En baisse par rapport au nombre révisé de la semaine précédente, ce niveau est toutefois supérieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur 1,25 million de nouvelles demandes.

Le marché reste par ailleurs préoccupé par la poussée alarmante des contaminations aux États-Unis, notamment dans le sud de pays.

Au Texas, le gouverneur Greg Abbott a suspendu jeudi le processus de déconfinement alors que la barre des 5000 nouveaux cas a été franchie deux jours de suite et que les hospitalisations ont plus que doublé en deux semaines.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américain montait un peu, s’établissant à 0,6806 % contre 0,6790 % mercredi soir.

Ca plane pour Virgin Galactic

Parmi les valeurs du jour, Alphabet, la maison mère de Google, a pris 0,59 %. Le géant de l’internet a annoncé jeudi qu’il allait rémunérer des éditeurs de presse partenaires en Allemagne, Australie et au Brésil et offrir à certains utilisateurs un accès gratuit à des sites d’information payants

Disney a baissé de 0,63 %. Le groupe a annoncé qu’il décalait la réouverture de son parc d’attractions en Californie, initialement prévue le 17 juillet, indiquant attendre les consignes des autorités locales.

Par ailleurs, l’entreprise envisage de reporter la sortie de son film Mulan, selon le Wall Street Journal.

Apple, qui va fermer à nouveau plusieurs magasins en Floride à partir de vendredi en raison de la hausse du nombre de contaminations dans l’État, s’est apprécié de 0,13 %.

Virgin Galactic a perdu 1,61 %, mais grimpait de plus de 4 % dans les échanges électroniques après la clôture. La compagnie de tourisme spatial a fait part en fin de journée du succès de son deuxième vol plané, marquant une étape de plus vers le lancement de son service commercial.