(Londres) Les prix du pétrole s’installaient mardi à leurs plus hauts niveaux depuis début mars, malgré un bref accès de faiblesse en cours de séance asiatique, portés par l’optimisme des investisseurs à propos de la demande d’or noir.

Agence France-Presse

Vers 5 h 40, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 43,55 dollars à Londres, en hausse de 1,09 % par rapport à la clôture de lundi.

À New York, le baril américain de WTI pour le même mois, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, gagnait 1,20 %, à 41,22 dollars.

Brent et WTI évoluent depuis lundi à leurs plus hauts depuis début mars après avoir enregistré la semaine passée leur septième hausse hebdomadaire consécutive.

Plusieurs analystes, dont Avtar Sandu de Phillip Futures, ont mis en avant « la croissance de la demande de pétrole brut » comme facteur de soutien des cours.

Ce « en dépit de quelques soubresauts liés aux négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine », a noté Al Stanton, de RBC.

Lors de la session asiatique, le prix de l’or noir a brièvement perdu aux alentours de 2 % après qu’un conseiller de la Maison-Blanche, Peter Navarro, a déclaré sur Fox News que Donald Trump avait décidé de rompre l’accord commercial signé en janvier avec la Chine.

M. Navarro a ensuite rétropédalé, et Donald Trump lui-même s’est empressé d’affirmer dans un tweet que l’accord préliminaire avec la Chine était « totalement intact ».

Les investisseurs ont également les yeux tournés vers le Golfe où la coalition militaire menée par l’Arabie saoudite au Yémen a annoncé mardi avoir intercepté et détruit des drones piégés et des missiles tirés par les rebelles Houthis, dont un missile balistique qui visait la capitale Riyad.

Des attaques contre des installations de son géant pétrolier Aramco dans l’est saoudien en septembre avaient provoqué d’importants dégâts et réduit momentanément de moitié la production de pétrole de l’Arabie saoudite, provoquant une brève flambée des cours du brut.