Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Les experts du gestionnaire montréalais Hexavest disent croire de moins en moins au scénario de reprise économique en « V ».

« Il faudra beaucoup plus que quelques trimestres pour que les consommateurs, les entreprises et les gouvernements se remettent de la crise de la COVID-19, mais surtout de la cascade d’événements économiques et financiers qu’elle aura déclenchée », soulignent-ils dans un rapport publié en milieu de semaine.

« Le retour de la volatilité sur les marchés ne sera pas de courte durée. Il y aura des périodes d’optimisme, notamment lorsqu’on annoncera des traitements prometteurs contre le virus, mais il y aura aussi des périodes de déception sur le plan macroéconomique et financier. »

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La firme montréalaise Gestion Lester a indiqué à ses clients cette semaine avoir profité du récent repli boursier pour initier des positions en actions dans Lightspeed, la Banque TD, Brookfield Infrastructure et Gibson Energy.

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Le gestionnaire d’actifs montréalais Claret a indiqué aux autorités boursières cette semaine ne plus être un « initié » de Supremex. Après la vente de blocs d’actions à la fin mars, Claret a entamé avril avec une participation inférieure à 10 % dans l’entreprise de LaSalle qui fabrique notamment des boîtes de pizza. Cela signifie que Claret n’est plus tenue de révéler sa position sur le titre à moins de la ramener à plus de 10 %.

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La firme d’investissement albertaine Mawer a signalé jeudi avoir abaissé sous la barre des 10 % sa participation dans le groupe montréalais Vision New Look pour commencer avril. Avec une participation de 8 %, Mawer demeure toutefois le plus important actionnaire institutionnel de New Look.

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L’analyste Micheal Glen se dit surpris de la rapidité avec laquelle les choses déboulent chez MTY. L’expert de la firme Raymond James s’étonne notamment du délai annoncé lundi pour le dépôt des états financiers des mois de décembre, janvier et février (attendus avant le 14 avril). Il s’étonne aussi que le franchiseur montréalais annonce avoir temporairement mis à pied plus de 50 % de son effectif mondial à un moment où les franchisés pourraient avoir besoin « de façon significative » de l’aide du siège social.

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Alimentation Couche-Tard s’est attiré une nouvelle recommandation d’achat cette semaine. Stifel-GMP fixe à 43 $ son cours cible d’ici 12 mois. « Le récent recul boursier offre une occasion aux investisseurs de reconsidérer le titre », indique Martin Landry. La feuille de route des dirigeants mérite une prime, souligne notamment cet analyste.

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« J’aimerais rappeler que durant les trois derniers mois de 2008, il y a eu plusieurs rebonds, mais le marché boursier n’a touché son plancher que le 9 mars 2009 », a dit mardi le stratège de Goldman Sachs, David Kostin, en entrevue sur les ondes de la chaîne financière CNBC.

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Des taux d’intérêt peu élevés, une baisse des cours du pétrole et un PIB qui dégringole ne forment pas une bonne combinaison pour les banques, qui, souvent, agissent comme des indicateurs immédiats de l’économie, signale Jarislowsky Fraser dans une note publiée ce mois-ci.

« Les banques canadiennes ont entamé la crise avec un niveau de capital nettement plus important que durant la crise financière mondiale. Leurs bénéfices avant impôt et avant provisions pour pertes sont très solides en comparaison de toutes charges qu’elles seront censées assumer pour des futures pertes sur prêt. Par conséquent, nous estimons qu’il est hautement improbable que les banques canadiennes aient à émettre des actions ou à réduire leur dividende. »

Dans le domaine de l’assurance, est-il ajouté, les entreprises souffrent simultanément du repli des marchés boursiers, des bas niveaux de taux d’intérêt et d’une augmentation imprévue du nombre de réclamations.

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« Les mesures de confinement peuvent contribuer à façonner certaines habitudes. Par conséquent, la rétention des clients après la crise de la COVID-19 risque d’être le test ultime pour déterminer jusqu’à quel point l’offre de services de Marché Goodfood trouvera véritablement un écho auprès des Canadiens à moyen terme », soutient l’analyste Raveel Afzaal, de Canaccord, dans une note publiée jeudi.