(Washington) La Réserve fédérale américaine a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi la mise en place d’un nouveau mécanisme de soutien aux Fonds communs de placement sur le marché monétaire, pour éviter un scénario catastrophe comme en septembre 2008.

Agence France-Presse

La Fed « a élargi son programme de soutien à l’accès des ménages et des entreprises au crédit en prenant des mesures pour améliorer la liquidité et le fonctionnement des marchés monétaires d’une importance cruciale », explique la Banque centrale américaine, qui veut ainsi combattre toute panique alors que l’épidémie de nouveau coronavirus qui frappe les États-Unis va s’aggravant.

La branche régionale de Boston de la Fed va gérer cette nouvelle facilité de crédit (Money Market Mutual Fund Liquidity Facility ou MMLF), qui permettra à la banque centrale d’offrir à ces fonds très prisés – l’argent déposé est censé être rapidement accessible et placé de manière très sûre – un accès simplifié à de l’argent frais si les clients devaient réclamer massivement leurs dépôts.

Selon les derniers chiffres de l’Investment Company Institute, qui défend les intérêts du secteur, ces fonds avaient un encours de 3800 milliards de dollars au 11 mars.

En septembre 2008, l’annonce par un de ces fonds que sa valeur était inférieure aux encours qui lui étaient confiés avait encore ajouté à la crise financière en gelant un marché monétaire absolument crucial pour le fonctionnement de l’économie au jour le jour.

Le mécanisme consistera à prêter de l’argent à des institutions financières qui pourront garantir ces prêts avec des titres de « haute qualité » achetés aux fonds de placement sur le marché monétaire, précise la Banque centrale.

Le Trésor garantit la Fed contre des pertes à hauteur de 10 milliards de dollars.

Mardi déjà la Fed avait annoncé une nouvelle facilité de crédit qui s’appuie sur le réseau de banques qui sont normalement responsables de vendre la dette américaine et servent de lien entre la Fed et les marchés, pour bénéficier aux ménages et entreprises.

La Banque centrale a déjà injecté des milliers de milliards de dollars dans l’économie frappée au cœur par le coronavirus.