(New York) Les prix du pétrole se sont un peu repliés lundi après avoir profité la semaine dernière de l’annonce par l’OPEP et ses alliés de baisses de production supplémentaires.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février s’est établi à 64,25 dollars à Londres, en baisse de 0,22 % ou 14 cents par rapport à la clôture de vendredi.

À New York, le baril américain de WTI pour janvier a perdu 0,3 % ou 18 cents, à 59,02 dollars.

La semaine passée, le Brent et le WTI ont respectivement pris 3,1 % et 7,3 % pour culminer vendredi à 64,88 dollars et 59,85 dollars, des niveaux plus vus depuis septembre.

Cette hausse a été alimentée par la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, dont la Russie, à Vienne, à l’issue de laquelle les participants sont parvenus à trouver un accord pour réduire encore leur production d’au moins 500 000 barils par jour afin de soutenir les cours du brut.

À ce nouvel objectif s’ajouteront des baisses « volontaires et supplémentaires » de plusieurs producteurs, le Royaume saoudien en tête.

« Nous allons poursuivre notre réduction volontaire de 400 000 barils par jour », a ainsi affirmé le nouveau ministre saoudien de l’Énergie, Abdel Aziz ben Salmane, demi-frère du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane.

Selon Robbie Fraser de Schneider Electric, l’annonce saoudienne « n’est pas aussi positive pour les prix qu’il n’y paraît, car même avec ces nouvelles coupes, la production devrait rester proche de son niveau actuel. »

« Cela est dû aux baisses supplémentaires auxquelles consent l’Arabie saoudite, qui va peut-être vouloir augmenter sa production et, en contrepartie, demander à d’autres membres comme l’Irak de se conformer à l’accord », avance l’expert.

Le marché a par ailleurs gardé un œil attentif sur les développements commerciaux sino-américains, à moins d’une semaine d’une possible nouvelle salve de taxes imposées par Washington sur environ 160 milliards de dollars d’importations chinoises.

Des tarifs douaniers supplémentaires sont susceptibles d’affecter la demande en or noir, pesant à la baisse sur les prix pétroliers.