Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar.

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

L’action du franchiseur MTY se transige actuellement à un prix « alléchant » aux yeux des gestionnaires de portefeuille de la firme Medici, de Saint-Bruno.

À 13 fois le bénéfice par action prévu, le titre est « vraiment peu cher » pour une entreprise qui génère 20 % de rendement sur l’avoir, estime Medici dans sa plus récente webémission.

Le marché « comprend » mal certains aspects des activités, selon Medici, en citant, par exemple, les craintes potentielles liées à la récente acquisition de Papa Murphy qui vend des pizzas prêtes à cuire. « La concurrence est forte aux États-Unis avec les Domino’s, Papa John’s et Pizza Hut de ce monde, mais Papa Murphy concurrence moins ces chaînes que les épiceries. »

Les experts de Medici apprécient particulièrement la gestion serrée du spécialiste montréalais de la restauration rapide et sa capacité à refiler à ses franchisés des économies de coûts (approvisionnement, assurances, etc.) en raison de la taille de MTY aujourd’hui.

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Colabor (GCL) et Redevances Aurifères Osisko (OR) sont les grands perdants de la province en septembre à la Bourse de Toronto avec des replis respectifs de 30 % et 27 % durant le mois.

Chez les gagnants québécois, DavidsTea (DTEA) a pris 42 % au NASDAQ en septembre, alors que Mediagrif (MDF) est monté de 37 % pendant le mois.

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L’analyste Benoit Poirier, chez Desjardins, a changé d’avis cette semaine à propos de SNC-Lavalin (SNC). Il recommande l’achat du titre depuis mardi, jugeant « exagéré » le montant escompté par le marché pour la réalisation des contrats clés en main à prix forfaitaires.

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Les titres québécois Uni-Sélect (UNS), Dorel (DII. B), Plastique IPL (IPL) et Bitfarms (BITF) ont touché cette semaine un nouveau plancher boursier de la dernière année. BCE et Cominar ont de nouveau atteint cette semaine un sommet des 52 dernières semaines.

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« Compte tenu de la forte augmentation du prix de l’or depuis mai, la correction observée en septembre n’est pas inattendue », souligne Paul Wong, dans le commentaire mensuel publié par le gestionnaire d’actifs Sprott. « Ça témoigne d’une nouvelle phase de consolidation et le repli devrait être de courte durée. »

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Les économistes de la Banque Laurentienne croient que les négociations prévues entre la Chine et les États-Unis cette semaine (jeudi et vendredi) à Washington pourraient déboucher sur un accord commercial partiel. De facto, ils suggèrent d’éviter le secteur des ressources puisque l’espoir d’une entente atténuera l’intérêt des investisseurs pour l’or, est-il souligné dans une note de recherche publiée vendredi.