NEW YORK | Wall Street a terminé nettement dans le rouge mercredi, s’alarmant des risques d’un ralentissement marqué de l’économie américaine, voire d’une récession. L'indice Dow Jones Industrial Average, a perdu 1,86 %, à 26 078,62 points. C’est sa plus forte baisse depuis plus d’un mois.

Agence France-Presse

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a lâché 1,56 %, à 7785,25 points.

PHOTO RICHARD DREW, AP

Deux cambistes à l'oeuvre sur le plancher de la Bourse de New York mercredi.

L’indice élargi S&P 500 a cédé 1,79 %, à 2887,61 points, enregistrant comme le Dow Jones sa plus lourde perte depuis fin août.

La Bourse de Toronto en baisse aussi

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a clôturé en baisse de 0,83 %, à 16 310,97 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 75,22 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 75,51 cents US de la veille.

Déjà en fort recul la veille, la place new-yorkaise a continué de réagir à des données jugées décevantes pour la première économie mondiale.

Mauvais augures pour la croissance

Mardi, l’indice de l’association professionnelle ISM sur l’activité dans le secteur manufacturier en septembre a indiqué un net recul, tombant à son plus bas niveau en 10 ans, sous l’effet des incertitudes entourant le commerce mondial.

Les créations d’emplois dans le secteur privé ont, elles, ralenti à 135 000 en septembre, après 157 000 en août, selon l’enquête mensuelle d’ADP publiée mercredi.

« La faiblesse des chiffres de l’emploi met en relief la faiblesse de l’indicateur ISM d’hier”, note Chris Low, de FTN Financial.

L’administration Trump doit publier vendredi les chiffres du chômage et les créations d’emplois enregistrées en septembre.

En attendant la Fed

« Une autre raison (de la baisse des indices, NDLR) tient au fait que les acteurs financiers attendent de voir si la Réserve fédérale est toujours prête à poursuivre sa politique d’assouplissement », ajoute M. Low.

La Banque centrale américaine doit tenir sa prochaine réunion de politique monétaire à la fin du mois. Selon un outil de la plateforme boursière CME, plus de trois quart des courtiers misent actuellement sur une nouvelle baisse des taux directeurs à cette occasion.

Le président de l’antenne de New York de la Fed, John Williams, a d’ailleurs reconnu mercredi que les tensions commerciales entre Washington et Pékin faisaient peser un climat d’incertitude sur l’économie des États-Unis, lors d’un discours prononcé à San Diego.

«Vents contraires» et «incertitudes»

Selon M. Williams, « un certain nombre de vents contraires provoquent un ralentissement de la croissance américaine (...) Il y a clairement de nombreuses incertitudes et des risques auxquels il va falloir faire face ».

Les investisseurs ont désormais les yeux tournés vers les pourparlers sino-américains, censés reprendre la semaine prochaine à Washington.

Les secteurs de l’énergie et des technologies ont particulièrement souffert mercredi, les sous-indices les représentant au sein du S&P 500 tombant respectivement de 2,61 % et de 1,98 %.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans de la dette américaine s’établissait à 1,594 % aux alentours de 16 h 10, en baisse par rapport à la clôture de mardi (1,635 %).

Avec la Presse Canadienne