(New York) La Bourse de New York évoluait sans direction claire mardi en cours de séance, retenant son souffle avant l’issue mercredi de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine.

Agence France-Presse

Vers 10 h 30, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average perdait 0,13 %, à 27 041,04 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, lâchait 0,10 %, à 8145,44 points.

L’indice élargi S&P 500 grappillait en revanche 0,01 % à 2998,17 points.

Wall Street avait clôturé  dans le rouge lundi, minée par la flambée des prix pétroliers après des attaques contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, le Dow Jones lâchant 0,52 % et le NASDAQ cédant 0,28 %.

Si le cours de l’or noir restait scruté par les investisseurs, l’attention se focalisait surtout sur le début de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) mardi.

L’institution bancaire pourrait annoncer mercredi une nouvelle baisse de ses taux directeurs, après une diminution de 0,25 % déjà décidée fin juillet, une première en 11 ans.

Selon l’opérateur boursier CME, les acteurs financiers tablent à 65,8 % sur une baisse de l’ordre de 25 points de base (0,25 %), un chiffre en recul par rapport à la semaine dernière où ils étaient plus de 90 % à anticiper une telle diminution.

De nombreux observateurs prévoient également au moins une autre baisse des taux avant la fin de l’année, en plus de celle probable de mercredi.  

« Les baisses de taux d’intérêt auxquelles nous nous attendons au quatrième trimestre reflètent notre conviction que l’emploi va continuer à ralentir, que la consommation va diminuer et que des vents contraires vont continuer à souffler au niveau mondial », a indiqué Chris Low de FTN Financial.

Au rang des indicateurs économiques, la production industrielle aux États-Unis a accéléré en août, signant avec +0,6 % sa plus forte hausse depuis un an qui dépasse largement les attentes des analystes, selon les chiffres de Fed publiés mardi.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine s’établissait à 1,826 %, en léger recul par rapport à la veille (1,847 %).

Parmi les valeurs du jour, Kraft Heinz cédait 4 % après l’annonce par le fonds brésilien 3G Capital de la vente de plus de 25 millions de titres du géant américain de l’alimentaire, qui traverse une période difficile marquée par une dépréciation de la valeur de plusieurs produits phares.

Le groupe de messageries FedEx cédait 1,1 % après avoir annoncé une hausse des prix de ses services de livraison en Amérique du Nord (États-Unis, Canada, Mexique) de 4,9 % pour le fret aérien et de 5,9 % pour le fret terrestre, à compter du 6 janvier prochain.

AT & T lâchait 0,5 %.  Lors d’une conférence à New York mardi, le PDG de l’opérateur de télécommunications Randall Stephenson a assuré que son numéro 2 était en « bonne position » pour lui succéder malgré les critiques sur la stratégie du groupe formulées par le fonds activiste Elliott Management, qui a annoncé la semaine dernière investir 3,2 milliards de dollars dans AT & T.

General Motors progressait de 0,3 %, alors que la grève des salariés du géant automobile de Detroit se poursuit et que les négociations entre syndicat et direction semblaient toujours dans l’impasse.