(Londres) Les prix du pétrole montaient lundi en cours d’échanges européens,  après qu’une installation gazière saoudienne a été attaquée par des drones des rebelles yéménites Houthis.

Agence France-Presse

Vers 5 h, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 59,02 dollars à Londres, en hausse de 0,65 % par rapport à la clôture de vendredi.

À New York, le baril américain de WTI pour livraison en septembre s’échangeait à 55,24 dollars, 0,67 % de plus que vendredi.

Une attaque de drones contre un champ pétrolifère saoudien, revendiquée par les rebelles yéménites Houthis, a « soutenu les prix et souligné qu’il y a encore bien des tensions dans la région qui risquent de perturber l’approvisionnement », a expliqué Neil Wilson, analyste pour Markets.com.

L’attaque, selon les Houthis « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », a été menée samedi contre une installation de gaz naturel liquéfié du champ de Shaybah à l’aide de dix « drones piégés » vers 6 h 20 locales, comme l’a précisé le ministre saoudien de l’énergie Khaled al-Falih.

L’attaque a causé un incendie « limité » qui a été maitrisé, selon le géant pétrolier saoudien Aramco.

« Il n’y a pas eu de blessé et les opérations n’ont pas été interrompues », a ajouté la compagnie d’État saoudienne.

Les rebelles yéménites revendiquent régulièrement des tirs de drones ou de missiles contre des cibles saoudiennes, comme l’aéroport international d’Abha, dans le sud de l’Arabie saoudite.

La coalition menée par Riyad et qui intervient contre les rebelles au Yémen depuis 2015 a confirmé certaines de ces attaques et en a démenti d’autres.

Le 14 mai, les Houthis, qui contrôlent de vastes zones au Yémen, avaient revendiqué une attaque dans la région de Riyad, à l’aide de drones, contre deux stations de pompage d’un oléoduc reliant l’est à l’ouest du royaume saoudien, premier exportateur de pétrole au monde.