(Londres) Le pétrole a accru ses gains mercredi en cours d’échanges européens après la publication des chiffres officiels sur les stocks de brut aux États-Unis et en attendant une décision de la banque centrale américaine (Fed) sur ses taux.

Agence France-Presse

Vers 14 h 35 GMT (10 h 35 à Montréal), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, dont c’est le dernier jour de cotation, gagnait 0,94 % à 65,33  dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour livraison à la même échéance valait 58,70  dollars, 1,12 % de plus qu’à la clôture mardi.

Les cours, en hausse depuis le début de la semaine, ont grimpé un peu plus haut mercredi après que le gouvernement américain a révélé que les stocks de pétrole aux États-Unis avaient reculé pour la septième semaine de suite.

Lors de la semaine achevée le 26 juillet, les réserves commerciales de brut ont baissé de 8,5 millions de barils pour s’établir à 436,5 millions de barils, là où les analystes interrogés par l’agence Bloomberg tablaient sur une baisse de 2,75 millions de barils.  

« Les inquiétudes concernant la demande sont passées au second plan », avait par ailleurs commenté plus tôt dans la journée Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank, qui citait comme facteurs d’explication des données économiques solides aux États-Unis et la réunion de la Fed.

« Ceux qui parient sur une hausse du pétrole doivent se réjouir des nouvelles mesures de relance monétaire qui devraient soutenir l’activité économique mondiale et donc la demande de pétrole », a souligné Han Tan, analyste pour FXTM.

La Réserve fédérale américaine termine mercredi une réunion de son Comité de politique monétaire qui devrait déboucher sur une baisse des taux d’intérêt.

De plus, la situation restait tendue au Moyen-Orient. Mardi, les États-Unis ont mis la pression sur les Européens en demandant à l’Allemagne de participer avec la France et la Grande-Bretagne à une mission de protection dans le détroit d’Ormuz, à la suite de la crise des pétroliers entre Londres et Téhéran.

« Nous avons officiellement demandé à l’Allemagne de se joindre à la France et à la Grande-Bretagne pour aider à protéger le détroit d’Ormuz et combattre l’agression iranienne », a déclaré une porte-parole de l’ambassade américaine à Berlin, Tamara Sternberg-Greller, alors que Berlin et Paris restent hésitants.