(New York et Toronto) Les marchés boursiers nord-américains ont mis fin à leur glissade de deux jours, jeudi, en profitant de la hausse du cours de l’or, qui a contrebalancé le recul des prix du pétrole.

Agence France-Presse et La Presse canadienne

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a avancé de 0,1 % à 16 494 points. Le parquet torontois a principalement été porté par la vigueur du secteur des matériaux, qui a contrebalancé les reculs des groupes de la santé et de l’énergie.

Le secteur de la santé a échappé 2,1 %, plusieurs producteurs de cannabis ayant vu leur action reculer. Celle d’Aurora Cannabis a notamment cédé 6,5 %.

Le groupe de l’énergie a rendu 1,7 %, tiré vers le bas par les titres de Canadian Natural Resources, Cenovus Energy et Encana, qui ont souffert de la baisse du prix du pétrole.

À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles est resté à peu près stable à 27 222 points, tandis que l’indice élargi S&P 500 a avancé de 0,4 % à 2995 points. L’indice composé du NASDAQ a gagné 0,3 % à 8207 points.

Les indices ont profité, en fin de séance, des propos de John Williams, président de l’antenne de la Banque centrale américaine (Fed) à New York, qui a estimé que même quand les taux directeurs sont proches de zéro, il ne fallait pas forcément « garder ses cartouches au sec ». Traduction, selon plusieurs experts : il a plaidé en faveur d’une baisse des taux d’intérêt, voire d’une baisse marquée de 0,5 %.

Or ces baisses sont toujours accueillies positivement à Wall Street car elles diminuent le coût du crédit pour les ménages et les entreprises et apportent ainsi de l’huile dans les rouages de l’économie américaine.

Plus tôt dans la séance, les indices avaient été lestés par le repli des titres de quelques entreprises aux résultats trimestriels décevants, en particulier la chute de 10,3 % de Netflix.  

Le géant de la vidéo en ligne a subi un revers inattendu au deuxième trimestre en attirant bien moins de nouveaux abonnés que prévu : 2,7 millions là où il en attendait 5 millions.

L'or monte encore

Le cours de l’or a pris 4,80 $ US à 1428,10 $ US l’once à la Bourse des matières premières de New York, atteignant son plus haut niveau depuis mai 2013. Les matières premières plus sensibles aux variations de taux d’intérêt, comme l’or, progressent en raison des prévisions de baisse des taux d’intérêt. Plusieurs observateurs s’attendent à ce que la Réserve fédérale des États-Unis abaisse les taux fédéraux au terme de sa prochaine rencontre, à la fin juillet.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 76,52 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 76,61 cents US de la veille.

Ailleurs à la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé de 1,50 $ US à 55,42 $ US le baril.

Les investisseurs restent aussi sur leurs gardes face à l’absence d’avancées notables dans les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine.

Selon le Wall Street Journal, Pékin voudrait que Washington allège les sanctions entourant le géant chinois des télécoms et permette aux entreprises américaines de vendre certains composants à Huawei. Mais aucun consensus n’a encore émergé.

Dans une interview à la chaine CNBC, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a aussi reconnu qu’il restait des « problèmes difficiles » à résoudre dans les discussions. Avec le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer, il devait s’entretenir au téléphone dans la journée avec leurs homologues chinois.