La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé jeudi dans un marché s'interrogeant sur l'évolution réelle des négociations commerciales en cours entre la Chine et les États-Unis et attendant la publication, vendredi, du rapport mensuel sur l'emploi américain.

Mis à jour le 11 avr. 2019

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a gagné 0,6 %, à 26 384,63 points tandis que le Nasdaq, à forte coloration technologique, a cédé 0,05 %, à 7891,78 points.

L'indice élargi S&P 500 s'est pour sa part apprécié de 0,2 % à 2879,39 points, enregistrant au passage sa sixième séance de suite à la hausse.

«Le fil rouge (ce jeudi) était clairement la rencontre entre Donald Trumpet le vice-premier ministre chinois», prévue en fin de journée à la Maison-Blanche, a commenté Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

«Le marché a fluctué entre l'idée que Trump allait peut-être y annoncer une date pour une réunion avec (son homologue chinois) Xi Jinping et l'idée que cette rencontre allait être encore reportée», a souligné le spécialiste.

L'officialisation d'un rendez-vous entre les deux chefs d'État signifierait en effet que les deux parties s'approchent d'une résolution de leurs différends commerciaux puisque le président américain avait indiqué il y a plusieurs semaines déjà qu'une rencontre au sommet permettrait «de régler les derniers points d'achoppement».

Les acteurs du marché ont aussi observé de près jeudi les statistiques sur les demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux États-Unis, à leur plus bas niveau depuis 1969.

«Même si ce sont des chiffres hebdomadaires, ils continuent à refléter un marché de l'emploi extrêmement solide», a estimé M. Volokhine.

Les investisseurs attendent maintenant la diffusion vendredi des chiffres du rapport mensuel officiel sur le marché du travail aux États-Unis en se demandant s'ils «vont continuer à justifier la récente décision de la Fed de ne pas remonter les taux en 2019», a-t-il ajouté.

La Banque centrale américaine avait créé la surprise en mars en renonçant à relever les taux cette année, au risque de voir l'inflation grimper rapidement.

Après des statistiques décevantes sur l'emploi en février, «un rebond trop prononcé pourrait apporter un regain de volatilité sur le marché», a relevé M.Volokhine.

La séance a aussi été marquée jeudi par la chute de Tesla, qui a plongé de 8,2 % après avoir fait part de chiffres décevants sur ses livraisons de voitures au premier trimestre.

Le Dow Jones a par ailleurs été soutenu par la hausse de 2,9 % de l'action de Boeing, une société ayant un poids prépondérant sur l'évolution de l'indice.

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse, alors que les gains des secteurs de l'énergie et de la finance ont eu le dessus sur les reculs des groupes de l'immobilier et des technologies de l'information.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a pris 31,75 points pour terminer la séance avec 16 311,61 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 74,87 cents US, alors que son cours moyen était la veille de 75,05 cents US.

À la Bourse des matières premières de NewYork, le cours du pétrole brut a rendu 36 cents US à 62,10 $ US le baril, tandis que celui de l'or a reculé de 1 $ US à 1294,30 $ US l'once. Le prix du cuivre s'est déprécié de 3,9 cents US à 2,91 $ US la livre.