(New York, Toronto) L’indice NASDAQ a terminé à un record mercredi à Wall Street, dans le sillage d’une intervention du patron de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell, laissant présager une politique accommodante sur les taux d’intérêt.

Agence France-Presse, La Presse Canadienne

Selon les résultats définitifs à la clôture, l’indice à forte coloration technologique a pris 0,75 % pour clôturer à 8202,53 points.

L’indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 0,3 % pour finir à 26 860,20 points.

L’indice élargi S&P 500 a avancé de 0,45 % à 2993,07 points, après avoir franchi en séance le seuil symbolique des 3000 points pour la première fois.

« Le ton accommodant du patron de la Fed a dynamisé le marché des actions », a commenté Ken Berman de Gorilla Trades.

Jerome Powell a laissé la porte ouverte mercredi à une prochaine baisse des taux d’intérêt, en dressant un tableau mitigé de l’économie américaine, soumise à des risques persistants.

Fragilité

Devant le Congrès, M. Powell, qui est sous la pression des marchés et de la Maison-Blanche pour baisser les taux d’intérêt, a pointé « les inquiétudes sur la faiblesse de la croissance mondiale » et « les incertitudes autour des tensions commerciales » qui peuvent « avoir un impact sur l’économie américaine ».

Après avoir évalué ces derniers jours à près de 100 % les chances d’avoir une baisse de 25 points de base des taux d’intérêt lors de la réunion des 30 et 31 juillet de la Fed, les investisseurs misent désormais à près de 30 % sur une baisse de taux encore plus importante, de 50 points de base, selon l’outil de la plateforme boursière CME.  

Bien qu’elle estime trop élevée une potentielle baisse de 50 points de base, Maris Ogg de Tower Bridge Advisors souligne « la fragilité de l’activité industrielle à travers le globe, de la Chine à l’Europe en passant par les États-Unis ».

De plus, « si la Chine et l’Europe continuent à voir leur croissance décélérer, alors il est très peu probable que les États-Unis continuent à croître », a-t-elle indiqué, une situation à même de soutenir d’autant plus les baisses de taux de la Fed.

Ces baisses sont toujours accueillies positivement à Wall Street, car elles suggèrent davantage d’huile dans les rouages de l’économie américaine à travers un coût du crédit moins élevé pour les ménages et les entreprises.

Du côté des valeurs, le fabricant de jeans Levi’s a chuté de 12 % après avoir fait part d’une baisse de son bénéfice de 17 % au deuxième trimestre.

La chaîne hôtelière Marriott International a avancé de 1,5 % alors que le procureur général de Washington a engagé des poursuites contre le groupe en l’accusant de cacher le véritable prix de ses chambres en y ajoutant, après la réservation, divers taxes et frais.

American Airlines est monté de 1,8 % après avoir relevé mercredi son principal objectif financier pour le deuxième trimestre, le revenu total par siège disponible rapporté au nombre de miles parcourus (TRASM). La compagnie a aussi prévenu que l’interdiction de vol frappant le Boeing 737 MAX depuis mi-mars allait lui coûter 185 millions de dollars dans ses comptes du deuxième trimestre.

Tesla a pris 3,9 % alors que, selon le site internet spécialisé Electrek, le constructeur de véhicules électriques s’apprête à accroître ses capacités de production dans son usine de Fremont en Californie.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a pris 18,08 points pour terminer la séance avec 16 563,29 points.

Le secteur de l’énergie du parquet torontois a réalisé la plus importante progression, avec un gain de 2,2 pour cent. Il était suivi des groupes des matériaux et des biens de consommation de base, qui ont avancé de 0,98 % et 0,97 % respectivement.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 76,38 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 76,18 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a grimpé de 2,60 $ US à 60,43 $ US le baril, tandis que celui de l’or a progressé de 12 $ US à 1412,50 $ US l’once. Le prix du cuivre a pour sa part bondi de 6,9 cents US à 2,69 $ US la livre.