(Washington) Qualcomm s’effondrait en Bourse mercredi après qu’un juge en Californie l’a accusé d’avoir « étranglé la concurrence » et l’a condamné pour pratiques anti-concurrentielles dans le domaine des microprocesseurs pour téléphones mobiles.

Agence France-Presse

Ce jugement, rendu tard dans la nuit de mardi à mercredi par la juge Lucy Koh à San Jose en Californie, donne raison à la Commission fédérale des télécommunications (FTC) qui avait porté plainte en 2017 contre le fabricant américain de composants pour téléphones pour pratiques anti-concurrentielles.

« Les pratiques d’attribution de licences de Qualcomm ont étranglé la concurrence » pendant des années dans des segments clés du marché des microprocesseurs pour la téléphonie mobile (modem chips), écrit la juge.

Qualcomm a « nui à ses rivaux, aux fabricants et aux consommateurs en agissant ainsi “.

La juge Koh a aussi estimé que ces pratiques risquaient de se poursuivre en raison de la position occupée par Qualcomm dans le développement de puces pour la 5G, l’accès mobile ultra-rapide en cours de déploiement.

À 8 h 40, Qualcomm dévissait de plus de 12 % lors des échanges électroniques précédant l’ouverture de la Bourse.  

Qualcomm a indiqué qu’il allait faire appel de la décision, selon la chaîne CNBC.

Ce jugement est un coup dur pour Qualcomm et pourrait le forcer à remettre en cause sa façon de faire.

À la mi-avril pourtant, le spécialiste des puces mobiles et Apple avaient enterré la hache de guerre après plusieurs années de bataille juridique sur presque tous les continents. La marque à la pomme accusait Qualcomm de demander des redevances exorbitantes.

L’accord mettait fin à toutes les poursuites engagées de part et d’autre. Il prévoit qu’Apple verse une somme - dont le montant n’a pas été dévoilé - à Qualcomm, ont expliqué les firmes.

Outre ce paiement, elles ont signé un accord sur six ans sur les licences à compter d’avril 2019, renouvelable pour deux ans, ainsi qu’un accord » pluriannuel « de fourniture de puces. Là encore, aucune donnée financière n’a été dévoilée.