La Bourse de New York a terminé la semaine sur une note positive vendredi, entraînée par des chiffres meilleurs que prévu sur l’emploi aux États-Unis en avril et l’élan d’Amazon.

Agence France-Presse

L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a gagné 0,75 %, à 26 543,33 points et l’indice élargi S&P 500 s’est apprécié de 0,96 % à 2939,88 points. L’indice NASDAQ, à forte coloration technologique, a progressé de 1,6 % pour clôturer à 8164,00 points, un niveau inédit.

Les investisseurs ont salué vendredi les chiffres dynamiques du rapport mensuel sur le marché du travail aux États-Unis : quelque 263 000 emplois ont été créés en avril dans le pays et le taux de chômage est descendu à 3,6 %, au plus bas depuis presque cinquante ans. Dans le même temps, la rémunération horaire moyenne a légèrement progressé, mais de seulement 6 cents. Cette hausse modérée « implique que la Fed n’est pas sous pression pour remonter rapidement les taux », perspective plutôt appréciée des courtiers de Wall Street, a estimé Christopher Low de FTN Financial.

Interrogations sur les taux

Dans l’ensemble, ces statistiques « sont à nouveau une preuve que les États-Unis ne sont pas proches de la récession comme beaucoup d’analystes tablaient en fin d’année 2018 », remarquent aussi dans une note les analystes de Mirabaud Securities. Petit bémol toutefois, la croissance de l’activité dans les services aux États-Unis a encore ralenti en avril pour s’établir à 55,5 %, au plus bas depuis l’été 2017, selon l’indice ISM. « Tout n’est pas aussi rose que ce que laisse penser le rapport sur l’emploi,  mais pour l’instant les courtiers s’en satisfont », a commenté Christopher Low.

Certains anticipent encore un ralentissement de l’économie dans les mois à venir et, en conséquence, misent sur une baisse des taux d’intérêt destinée à soutenir la croissance. Pour M. Low toutefois, « le retour à plus de 200 000 créations d’emplois (par mois) et la nouvelle baisse du chômage » confortent la position prudente de la Fed, qui a maintenu mercredi les taux directeurs au même niveau.

Son président Jerome Powell a aussi éloigné la perspective d’une baisse imminente des taux d’intérêt en estimant que la faiblesse actuelle de l’inflation était la conséquence de facteurs « temporaires », faisant trébucher Wall Street mercredi et jeudi. Sur la semaine, le Dow Jones a cédé 0,1 % quand le S&P 500 et le NASDAQ ont grappillé 0,2 %.

Les indices ont aussi profité vendredi de la hausse de 3,2 % de l’action Amazon alors que le gourou des marchés Warren Buffett a annoncé que sa holding Berkshire Hathaway avait investi dans le géant de la vente en ligne, sans toutefois préciser à quelle hauteur.

La saison des résultats continue par ailleurs à se montrer plutôt encourageante. Alors que 78 % des entreprises du S&P 500 ont dévoilé leurs chiffres, 76 % d’entre elles ont publié des bénéfices supérieurs aux attentes, selon le cabinet FactSet. Parmi les sociétés à avoir diffusé leurs chiffres jeudi soir ou vendredi matin, Tesla a pris 4,5 %, profitant comme la veille d’une collecte de fonds sur les marchés de plus de deux milliards de dollars.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a ainsi pris 83,55 points et terminé la séance avec 16 494,43 points. Cette reprise n’a cependant pas été suffisante pour l’empêcher d’afficher une baisse sur l’ensemble de la semaine. Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 74,47 cents US, comparativement à son cours moyen de 74,28 cents US de la veille. À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a pris 13 cents US à 61,94 $ US le baril, tandis que celui de l’or a progressé de 9,30 $ US à 1281,30 $ US l’once. Le prix du cuivre s’est apprécié de 3,95 cents US à 2,82 $ US la livre. AFP-PC

-Avec La Presse canadienne

PHOTO ELAINE THOMPSON, ARCHIVES AP

Les bureaux d'Amazon, à Seattle.