Wall Street a terminé dans le vert mardi, aidée par la montée d'Amazon à un nouveau record, les pertes finalement limitées de Netflix après ses résultats et les propos jugés rassurants du président de la banque centrale américaine.

AGENCE FRANCE-PRESSE

L'indice vedette de la place new-yorkaise, le Dow Jones, a avancé de 0,2% à 25 119,89 points. Le Nasdaq, à forte composante technologique, a progressé de 0,6% à 7855,12 points, atteignant ainsi un niveau inédit. 

L'indice élargi S&P 500 a gagné 0,4% à 2809,55 points. 

Les trois indices ont débuté la séance dans le rouge avant de regagner peu à peu du terrain à la faveur notamment de la bonne tenue du secteur technologique. 

Le géant du commerce en ligne Amazon a ainsi encore augmenté sa valeur en Bourse après l'opération de super-promotions «Prime Day», son action augmentant de 1,2% à 1843,93 $US. À un niveau sans précédent, elle a pris 58% depuis le début de l'année. 

Le fait que Netflix «n'ait perdu que 5,24% après avoir chuté de 14% en début de séance a aidé le Nasdaq à rebondir», a aussi souligné Art Hogan de B. Riley FBR. 

Le groupe de vidéos en streaming a fortement déçu les marchés financiers en annonçant lundi soir avoir engrangé beaucoup moins de nouveaux abonnés que prévu. Mais l'action de l'entreprise tend à réagir fortement après chaque publication de résultats trimestriels. Malgré sa contre-performance mardi, elle s'affiche encore en hausse de 98% depuis le début de l'année. 

La banque d'affaires Goldman Sachs a cédé de son côté 0,18% après avoir fait part de résultats supérieurs aux attentes. Les activités de courtage, ancienne force traditionnelle de Goldman Sachs, ont toutefois quelque peu déçu. 

L'établissement a aussi confirmé mardi la nomination de David Solomon, en remplacement de l'actuel PDG, Lloyd Blankfein, à partir du 1er octobre. 

Parmi les autres résultats du jour, le groupe de produits pharmaceutiques et d'hygiène Johnson & Johnson est monté de 3,5% après avoir annoncé de bonnes ventes trimestrielles, tirées par ses médicaments contre les maladies rares. Le groupe a toutefois abaissé ses prévisions pour l'année en raison d'un taux de change défavorable. 

En pleine saison de résultats, dans son ensemble plutôt positive pour le moment, «l'absence de nouvelles informations sur le front du commerce est considérée comme un élément positif», a aussi avancé M. Hogan. 

Quant à l'audition du président de la Réserve fédérale devant une commission du Sénat, elle n'a pas «apporté de réelle surprise», a-t-il noté. 

«On attendait des commentaires sur le rapprochement entre les taux d'intérêt à court terme et moyen terme ainsi que sur les effets des tensions commerciales, et ses réponses ont été judicieuses», a justifié le spécialiste. 

Aussi les investisseurs ont-ils retenu que la banque centrale prévoyait bien de poursuivre la hausse graduelle des taux d'intérêt. 

La Bourse de Toronto a aussi clôturé en hausse mardi, pendant que le dollar canadien perdait quelques plumes par rapport au billet vert américain. 

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a pris 24,51 points pour terminer la séance avec 16 519,24 points. Les secteurs de la consommation discrétionnaire et des matériaux ont notamment alimenté cette croissance. 

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 75,82 cents US, en baisse de 0,29 cent US par rapport à son cours moyen de la veille. 

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a avancé de 2 cents US à 68,08 $ US le baril, tandis que celui de l'or a effacé 12,40 $ US à 1227,30 $ US l'once. Le prix du cuivre a perdu 2 cents US à 2,74 $ US la livre.