Wall Street a terminé la semaine sur une note positive vendredi, entraînée en cette fin de trimestre par l'envolée de l'action Nike et la bonne santé du secteur de l'énergie sur fond de tensions commerciales persistantes.

Mis à jour le 29 juin 2018

Son indice vedette, le Dow Jones, a progressé de 0,2% à 24 271,41 points. Le Nasdaq, à forte composante technologique, a gagné 0,1% à 7510,30 points.

L'indice élargi S&P 500 s'est apprécié de 0,08% à 2718,37 points.

«C'est le dernier jour du trimestre et, comme c'est souvent le cas, l'argent a déferlé sur le marché en début de séance» avec des investisseurs avides d'ajuster leurs positions avant la clôture de leurs comptes pour la période, a remarqué JJ Kinahan de TD Ameritrade.

Les indices ont ensuite perdu de leur vigueur à l'approche de la fin de séance.

Membre du Dow Jones, l'action Nike a cependant conservé jusqu'au bout toute son énergie, finissant en hausse de 11,1% à la faveur de résultats trimestriels supérieurs aux attentes.

Les valeurs du secteur de l'énergie ont aussi soutenu les échanges, le sous-indice les représentant au sein de S&P 500 (+0,65%) affichant la plus forte performance.

Le secteur bancaire, qui s'affichait en nette hausse en début de séance après les résultats globalement positifs de tests de résistance annuels menés par la banque centrale américaine, a lui perdu de la vigueur au fur et à mesure de la journée (-0,1%). Les géants du secteur ayant passé avec succès cet examen ont terminé en ordre dispersé: JPMorgan Chase a perdu 0,7% et Bank of America 1,7% tandis que Citigroup a gagné 0,06% et Wells Fargo 3,4%.

Les trois établissements n'ayant reçu qu'un feu vert conditionnel à leurs plans de distribution de liquidités ont fini dans le rouge: Goldman Sachs a cédé 1,28%, Morgan Stanley 1,84% et State Street Corporation 0,80%.

Les tensions commerciales entre les États-Unis et ses principaux partenaires ont par ailleurs continué à planer sur les marchés.

General Motors (GM) a ainsi prévenu officiellement l'administration que les taxes douanières sur le secteur automobile envisagées par la Maison-Blanche pourraient conduire le groupe à supprimer des emplois et à augmenter les prix de ses véhicules.

Le Canada a aussi détaillé vendredi l'imposition de droits de douane sur 16,6 milliards de produits américains en réponse aux taxes sur l'acier et l'aluminium canadiens imposées par Washington.

Cette dernière annonce a eu un impact limité à la Bourse de New York «car elle était plus ou moins attendue» selon JJ Kinahan.

Mais «il faut s'attendre à ce que la volatilité reste élevée (...) puisqu'une grande partie des négociations semblent se faire via les médias ou Twitter», a-t-il souligné.

Secoués par tous les rebondissements sur le sujet, les indices s'affichent d'ailleurs en baisse sur la semaine: le Dow Jones a enregistré une perte hebdomadaire de 1,3%, le Nasdaq de 2,4% et le S&P 500 de 1,3%.

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse, soutenupar la hausse du prix du pétrole et son effet sur le secteur de l'énergie, tandis que le dollar canadien progressait avec la publication de données économiques positives.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a pris 97,84 points pour terminer la séance à 16 277,73 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 75,94 cents US, en hausse de 0,57 cent US par rapport à son cours moyen de la veille. Il a semblé profiter de la publication de meilleures données que prévu au sujet du produit intérieur brut canadien du mois d'avril.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a gagné 70 cents US à 74,15 $ US le baril, tandis que celui de l'or a pris 3,50 $ US à 1254,50 $ US l'once. Le prix du cuivre est resté inchangé à 2,97 $ US la livre.

AFP-PC