La Bourse de New York a terminé en hausse le 28 juin à l'issue d'une séance en dents de scie, aidée par les secteurs de la technologie et de la banque dans un marché perplexe face aux tensions commerciales.

Publié le 28 juin 2018
AGENCE FRANCE-PRESSE

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 0,41 % à 24 216,05 points.

Le Nasdaq, à forte composante technologique, s'est apprécié de 0,79 % à 7 503,68 points.

L'indice élargi S&P 500 est monté de 0,62 % à 2 716,31 points.

Les indices de Wall Street ont fortement hésité sur la direction à suivre pendant toute la première partie de séance avant de s'installer dans le vert.

« On commence à voir les portefeuilles d'investissement se rééquilibrer » à l'approche de la fin du mois et du trimestre, a estimé Art Hogan de B. Riley FBR. Les mouvements du jour ont à ses yeux « autant à voir avec le calendrier qu'avec de nouvelles informations ».

« Les investisseurs ne savent juste pas comment se positionner face à la problématique des échanges commerciaux », a estimé de son côté William Lynch, gestionnaire de portefeuille pour Hinsdale Associates.

« Le président Trump et ses divers conseillers économiques sortent de nouvelles informations, parfois contradictoires, tous les jours, et on tarde à voir les effets bénéfiques des sanctions commerciales assurés par l'administration », a-t-il noté.

« On ne peut se reposer que sur les indicateurs, qui restent globalement bons, et sur les entreprises, dont on attend les résultats trimestriels à partir de la mi-juillet », a ajouté M. Lynch.

Dans ce contexte, les échanges ont été soutenus jeudi par la bonne santé du secteur technologique, l'indice le représentant au sein du S&P 500 gagnant 1,08 %.

L'indice représentant le secteur financier est lui monté de 0,86 % alors que la Fed devait dévoiler après la clôture les résultats de la deuxième phase des tests annuels de résistance des plus grands établissements bancaires.

Amazon bouscule les pharmacies

La séance a aussi été animée par le dernier projet d'Amazon (+2,47 %), qui a mis un pied dans la distribution de produits pharmaceutiques le 28 juin en annonçant l'acquisition du site de commerce spécialisé PillPack.

Cette transaction peut potentiellement bousculer tout le secteur et les grandes chaînes de pharmacies ont chuté en Bourse : CVS a reculé de 6,10 %, Walgreen Boots Alliance de 9,90 % et Rite Aid de 11,11 %.

Amazon a aussi fait part d'un projet de soutien aux petits entrepreneurs souhaitant lancer un service de livraison. UPS et Fedex, qui pourraient en pâtir, ont respectivement perdu 2,31 % et 1,34 %.

Le fabricant de semi-conducteurs Marvell Technology a bondi de 8,20 % après avoir reçu le feu vert des autorités chinoises pour le rachat de son concurrent américain Cavium (+9,77 %), une transaction à 6 G$ annoncée fin 2017.

Apple s'est apprécié de 0,73 %.

Le géant informatique a annoncé le 27 juin au soir avoir réglé à l'amiable une querelle vieille de sept ans avec Samsung portant sur des accusations de plagiat de l'iPhone.

La chaîne de cafés Starbucks, qui a annoncé le départ à la retraite de son directeur financier, Scott Maw, fin novembre, a cédé 2,61 %.

La chaîne de magasins en gros BJ's Wholesale Club s'est envolé de 29,4 % pour son premier jour de cotation à la Bourse de New York.

Les indicateurs du jour étaient en demi-teinte : selon une nouvelle estimation, la croissance économique des États-Unis a été révisée en baisse au premier trimestre, tandis que les demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux États-Unis ont augmenté davantage que prévu.

Le marché obligataire reculait un peu : le rendement sur la dette américaine à 10 ans montait à 2 843 % contre 2 826 % mercredi soir, et celui à 30 ans à 2 968 % contre 2 967 % à la précédente clôture.

Pendant ce temps, au Canada

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse le 28 juin, tirée vers le bas par les secteurs de l'énergie, de la finance et des matériaux.

Les titres du secteur de l'énergie ont retraité de 0,74 % malgré une hausse du cours du pétrole brut, qui a gagné 69 ¢ US à 73,45 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York.

Le recul de jeudi survient après que le prix du baril de brut a gagné 4,68 $ US lors des deux séances précédentes, ce qui lui a permis d'atteindre son prix le plus élevé depuis la fin 2014.

Malgré sa baisse, le secteur torontois de l'énergie affiche toujours une croissance de 4,96 % par rapport au début de la semaine.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a cédé 51,36 points à 16 179,89 points. Les gains des secteurs de la santé, des biens de consommation de base et des technologies de l'information n'ont pas réussi à contrebalancer les pertes de plus grands secteurs.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 75,37 ¢ US, en hausse de 0,22 ¢ US par rapport à son cours moyen de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a pris 69 ¢ US à 73,45 $ US le baril, tandis que celui de l'or a reculé de 5,10 $ US à 1 251,00 $ US l'once. Le prix du cuivre a rendu 4 ¢ US à 2,97 $ US la livre.

- Avec la Presse Canadienne