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Le pétrole recule, l'accord de l'OPEP reprend le devant de la scène

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Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat d'octobre prenait 11 cents à 47,40 dollars.

PHOTO MARK RALSTON, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
Londres

Les prix du pétrole reculaient lundi en cours d'échanges européen, les marchés se focalisant à nouveau sur les risques de surproduction mondiale et sur l'accord de l'OPEP après une semaine marquée par la tempête Harvey aux États-Unis.

Vers 9h, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 52,44 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 31 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat d'octobre prenait 11 cents à 47,40 dollars.

«Les problèmes causés par la tempête Harvey dans le sud des États-Unis se résolvent peu à peu, car l'oléoduc Colonial et de nombreuses raffineries texanes déclarent s'apprêter à reprendre leurs opérations. Dans l'ensemble, le secteur pétrolier semble avoir évité des dégâts durables», ont noté les analystes de JBC Energy.

Avec un retour du marché à la normale, les analystes examinaient les données d'agences financières sur la production mondiale.

«Les données de l'agence Bloomberg pour le mois d'août font état d'une production libyenne plus forte et d'une production nigériane plus faible que les données parues jusqu'à présent. Mais dans l'ensemble, elles confirment que l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) produit plus que ce que l'Agence internationale de l'énergie avait prévu», ont résumé les analystes de Commerzbank.

L'OPEP s'est associé à d'autres pays producteurs, dont la Russie, pour limiter ses extractions pour permettre au marché de retrouver l'équilibre, alors que la surabondance de l'offre pèse sur les cours du brut.

Mais certains pays du cartel n'ont pas respecté leurs objectifs de production, et les marchés s'étaient inquiété en juillet de voir notamment l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, dépasser sa cible de production.

«La baisse de respect de l'accord en juillet était un facteur de court terme. L'Arabie saoudite augmente habituellement ses extractions durant l'été pour répondre à la demande intérieure d'électricité», ont tempéré les analystes de Natixis.

Ces derniers reconnaissent cependant que la Libye et le Nigeria, tous deux membres de l'OPEP mais qui ont été exemptés de participer à l'accord, pourraient mettre à mal les efforts du cartel si leur production continue d'augmenter.




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