Wall Street a légèrement baissé lundi, l'attentisme l'emportant sur tous les fronts avant un sommet sino-américain, l'emploi américain et des résultats d'entreprises: le Dow Jones a perdu 0,06% et le Nasdaq 0,3%.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon les résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones a reculé de 13,01 points à 20 650,21 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 17,06 points à 5894,68 points. L'indice élargi S&P 500 a cédé 3,88 points, soit 0,16%, à 2358,84 points.

«On ne va certainement pas voir beaucoup de mouvements cette semaine sur le marché», a pronostiqué Bill Lynch de Hinsdale Associates, estimant que les investisseurs avaient adopté un comportement «attentiste».

Avant la publication vendredi des chiffres mensuels sur l'emploi américain, indicateur le plus attendu de la salve hebdomadaire, des ventes de voitures décevantes aux États-Unis pour le mois de mars ont imprimé lundi une tonalité légèrement négative au marché.

«La baisse inattendue des ventes d'automobiles est la dernière statistique en date qui suggère la fin du bond lié aux promesses de relance de M. Trump», a commenté Steven Ricchiuto de Mizuho US dans une note.

Dans le détail les ventes de General Motors (-3,4%) ont très légèrement progressé en mars, mais moins que prévu, celles de Ford (-1,7%)) ont reculé tout comme celles de FCA US (ex-Chrysler), ce qui lui a fait perdre 4,8% à sur sa cotation new-yorkaise.

En revanche, le constructeur de voitures électriques Tesla a bondi de 7,3%  après avoir dépassé ses prévisions de ventes au premier trimestre. Le groupe est devenu le deuxième constructeur américain en termes de capitalisation boursière, supplantant Ford, mais reste bien loin derrière en termes de véhicules vendus.

La panne du secteur automobile a un peu éclipsé lundi la publication d'un indice ISM dans l'industrie, meilleur que prévu malgré un très léger ralentissement en mars, et des dépenses de construction rebondissant en février, au plus haut niveau depuis 11 ans.

Sur le plan politique, non plus, les nouvelles n'engagent guère les investisseurs à prendre des risques: la rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping jeudi et vendredi en Floride «pouvant avoir des conséquences sur le marché en fonction de ce que qui en sortira», a estimé Bill Lynch.

Concernant les résultats d'entreprises pour le premier trimestre 2017, dont la publication débutera la semaine prochaine, «ils devraient augmenter de 10% par rapport à l'année précédente», a avancé Bill Lynch, jugeant que «la majeure partie de la croissance viendra du secteur de l'énergie».

De son côté, Karl Haeling, de LBBW, a attribué le léger recul de la Bourse lundi à des «rééquilibrages de portefeuilles des actions en direction des bons du Trésor».

«Je ne sais pas pourquoi cela arrive aujourd'hui. Normalement cela arrive avant la fin du mois et du trimestre et cela aurait dû être fait vendredi», a-t-il toutefois reconnu.

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse. L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a avancé de 36,65 points à 15 584,40 points.

De son côté, le dollar canadien s'est déprécié de 0,49 cent US à 74,70 cents US.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a perdu 36 cents US à 50,24 $ US le baril, tandis que le prix du lingot d'or a pris 2,80 $ US à 1254,00 $ US l'once. Le cours du cuivre a perdu 5 cents US à 2,60 $ US la livre.

- Avec La Presse canadienne