Les marchés boursiers nord-américains sont restés essentiellement stables jeudi, les opérateurs semblant attendre de voir l'issue d'une rencontre de la Banque du Japon sur sa politique monétaire.

Mis à jour le 28 juill. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

L'indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a avancé d'un mince 6,18 points à 14 552,72 points, soutenu par les gains des secteurs des métaux et de l'énergie.

À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a reculé de 15,82 points à 18 456,35 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a pris 3,48 points à 2170,06 points et que l'indice composé du Nasdaq a bondi de 15,17 points à 5154,98 points.

Le dollar canadien s'est pour sa part apprécié de 0,17 cent US à 75,98 cents US.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a perdu 78 cents US à 41,14 $ US le baril. Le prix du lingot d'or a avancé de 6,70 $ US à 1341,20 $ US l'once, tandis que celui du cuivre a grimpé de 2 cents US à 2,21 $ US la livre.

«On voit aujourd'hui plusieurs titres qui évoluent de plus de 20% à la baisse ou à la hausse (..) mais globalement le marché n'évolue pas beaucoup», a déclaré Michael James, chez Wedbush Securities.

À mi-chemin de la saison des résultats d'entreprises pour le deuxième trimestre, M. James a remarqué qu'«ils sont pour la plupart meilleurs qu'attendus. Certains déçoivent, mais pour les deux tiers des entreprises, les résultats dépassent bien les attentes», a-t-il ajouté, soulignant que cela suffisait au marché pour préserver ses gains des dernières semaines,voire, pour le Nasdaq, les accentuer.

«Aussi longtemps que les rendements obligataires dans le monde flotteront autour de 1%, le marché d'actions va rester attractif», a-t-il assuré, jugeant la santé des Bourses particulièrement remarquable face à la chute de quelque 15% des cours du pétrole ces deux dernières semaines.

L'actualité économique n'a en tous cas fourni aucun moteur jeudi, en attendant pour le lendemain la fin d'une réunion de la Banque du Japon et la première estimation de la croissance économique américaine de la période avril-juin.La réunion de la Réserve fédérale, qui a maintenu mercredi inchangés les taux directeurs en faisant preuve d'un petit regain d'optimisme, s'est de son côté confirmée comme un non-événement.

«Elle a laissé la porte ouverte à un resserrement, mais le marché n'y croit pas», a relevé Peter Cardillo de First Standard Financial, y voyant pour preuve le petit affaiblissement du dollar.

Pour lui le bas niveau de l'inflation, qui devrait se confirmer avec le reflux des prix du brut, a toutes les chances de retarder encore un resserrement monétaire.

- AVEC LA PRESSE CANADIENNE