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Le Brexit énerve les marchés

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Wall Street a tenté d'inverser la tendance en milieu de séance, le Dow Jones s'orientant brièvement dans le vert, mais s'est finalement repliée pour suivre une tendance imprimée par l'ensemble des grandes places mondiales.

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(AFP-PC) L'incertitude quant à l'avenir du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne, qui sera décidé la semaine prochaine lors d'un référendum, a pesé sur les marchés boursiers nord-américains.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones de la Bourse de New York a cédé 132,86 points à 17 732,48 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 46,11 points à 4848,44 points. L'indice élargi S&P 500 a reculé de 17,01 points, soit 0,81 %, à 2079,06 points.

Wall Street a tenté d'inverser la tendance en milieu de séance, le Dow Jones s'orientant brièvement dans le vert, mais s'est finalement repliée pour suivre une tendance imprimée par l'ensemble des grandes places mondiales.

«Il n'y avait pas beaucoup d'actualité économique aujourd'hui et on observe surtout des inquiétudes de plus en plus marquées [...] avant la réunion de la Réserve fédérale (Fed) cette semaine, puis le référendum sur un «Brexit» le 23», a mis en avant Bill Lynch, de Hinsdale Associates, remarquant que Wall Street poursuivait un recul enclenché en fin de semaine précédente.

Comme c'est le cas pour les banques centrales japonaise et britannique, qui rendront des décisions jeudi, les investisseurs ne s'attendent pas à ce que la Fed annonce demain, à l'issue d'une réunion de deux jours, un changement de sa politique monétaire, mais ils préfèrent jouer la prudence.

«Je ne pense pas qu'elle relève ses taux», ce qui serait a priori défavorable aux investisseurs, «mais elle pourrait signaler dans son communiqué qu'elle est prête à le faire en juillet», a précisé M. Lynch.

Reste que c'est surtout le référendum britannique qui suscite les inquiétudes des marchés, au moment où se multiplient les sondages témoignant de la progression, voire de l'avance, des partisans d'une sortie de l'Union européenne.

De plus, «les craintes géopolitiques sont bien sûr présentes après ce qui s'est produit hier à Orlando», ville de Floride où une fusillade a tué une cinquantaine de personnes et a été revendiquée par les djihadistes de l'État islamique, a remarqué David Levy, de Republic Wealth Advisors.

Dans ce contexte, «les investisseurs cherchent un refuge sous la forme du marché de la dette américain», qui, comme ses homologues étrangers, évolue actuellement à des niveaux élevés, a noté M. Lynch.

Parmi les valeurs, le Dow Jones était plombé par une baisse de 2,6 % du géant informatique Microsoft, à 50,14 $US, après l'annonce du rachat pour plus de 26 milliards US du réseau social professionnel LinkedIn, qui s'est envolé de 46,6 %.

Le groupe internet Yahoo! a reculé de 0,98 %, sans profiter d'un article de l'agence Reuters, selon lequel les opérateurs téléphoniques Verizon  et AT&T (allaient tous deux participer à un nouveau tour de table, a priori final, pour acheter le coeur de métier du groupe.

L'indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a reculé de 43,66 points à 13 993,88 points, tous ses secteurs ayant retraité à part ceux des métaux, des matériaux et de l'énergie.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé de 19 cents US à 48,88 $ US le baril, tandis que le prix du lingot d'or a gagné 11 $ US à 1286,90 $ US l'once et que celui du cuivre s'est emparé de 2 cents US à 2,05 $ US la livre.

Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,31 cent US à 78,08 cents US.




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