Wall Street stagne en clôture

L'action du géant informatique Apple est passée provisoirement... (PHOTO SETH WENIG, ARCHIVES AP)

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L'action du géant informatique Apple est passée provisoirement sous le seuil de 90 dollars US pour la première fois depuis presque deux ans, avant de finir à 90,32 dollars US (-2,37%), ce qui a eu un effet sur l'inquiétude des marchés.

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a fini pratiquement stable jeudi, lestée par une nouvelle contre-performance d'Apple mais encouragée en fin de séance par l'optimisme du marché du pétrole: le Dow Jones a gagné 0,05%, alors que le Nasdaq a perdu 0,49%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a progressé de 9,38 points à 17 720,50 points et le Nasdaq, à dominante technologique, a reculé de 23,35 points à 4737,33 points. L'indice élargi S&P 500 a cédé 0,35 point, soit 0,02% à 2064,11 points.

Un marché nerveux, inquiet de la succession de résultats d'entreprise mitigés à la veille d'un indicateur très attendu sur les ventes de détail, a trouvé un peu de réconfort dans l'après-midi dans la remontée des prix du pétrole, tirée par les attentes revues en hausse du côté de la demande énergétique mondiale.

Mais globalement, «il y a beaucoup d'incertitudes sur la direction de l'économie», a déclaré Bill Lynch, chez Hinsdale Associates, en guise d'explication aux hésitations du marché.

Selon lui, le bond inattendu de demandes hebdomadaires d'allocations chômage annoncé en matinée pourrait confirmer le ralentissement du marché de l'emploi apparu la semaine dernière dans les chiffres mensuels, «c'est peut-être ce qui fait réfléchir les investisseurs sur les perspectives de l'économie».

Vendredi «on espère 1% d'augmentation des ventes de détail, ça semble un peu beaucoup et je ne suis pas sûr que ça se vérifiera», a ajouté M. Lynch.

À côté de ces inquiétudes diffuses, deux facteurs concrets ont semblé peser lourdement jeudi: d'une part l'action du géant informatique Apple est passée provisoirement sous le seuil de 90 dollars US pour la première fois depuis presque deux ans, avant de finir à 90,32 dollars US (-2,37%). Le géant informatique a reperdu sa position de première capitalisation au profit d'Alphabet (Google, -0,34% à 728,07 dollars US).

D'autre part, les cours du pétrole, après un affaissement en cours de journée, ont atteint un nouveau sommet depuis le début de l'année, ce qui a soutenu les secteurs de l'énergie et des matériaux, permettant au Dow Jones de se hisser dans le vert.

Globalement, les évolutions de la journée ont surtout confirmé la phase de stabilisation de la Bourse américaine.

«Cela fait trois semaines qu'on se situe dans des marges d'évolution étroites, quand l'actualité est faible ce n'est pas étonnant de céder un peu de terrain», a déclaré Charlie Bilello, chez Pension Partners.

Distribution en difficulté

Le marasme du secteur de la distribution s'est confirmé jeudi, avec la chute de 9,17%, à 35,15 dollars l'action, de la chaîne de grands magasins Kohl's, suite à des résultats décevants liés à la multiplication des opérations de soldes pour écouler les stocks au premier trimestre. La valeur de l'entreprise est au plus bas depuis sept ans.

En revanche, Ralph Lauren et son prêt-à-porter haut de gamme ont gagné 2,82% à 86,88 dollars après des bénéfices supérieurs aux attentes, et un recul du chiffre d'affaires moins accusé que certains ne le craignaient. L'entreprise a également annoncé un programme de rachat d'actions à hauteur de 200 millions de dollars US.

Apple (-2,37% à 90,32 dollars) a souffert d'informations de l'agence Nikkei: l'un de ses grands sous-traitants, Taiwan Semiconductor Manufacturing Company, aurait avancé des prévisions très pessimistes pour le deuxième semestre, sans que l'on sache si c'était dû à un effondrement des ventes d'iPhones, déjà en repli au premier trimestre, ou à la préférence d'Apple pour d'autres fabricants.

Le groupe de chimie et de semences Monsanto s'est envolé de 8,39% à 97,92 dollars sur des rumeurs d'offres de rachat qu'auraient avancées ses concurrents allemands BASF et Bayer.

La banque d'affaires Goldman Sachs a cédé 0,85% à 158,07 dollars, faisant partie d'un groupe d'établissements sommés de s'expliquer sur leur mention dans le scandale d'évasion fiscale des Panama Papers.

Le conglomérat Honeywell a gagné 0,07% à 114,19 dollars après avoir annoncé qu'il souhaitait faire entrer en Bourse une activité de chimie et de résines industrielles.

Le marché obligataire était en baisse. Vers 16 h 20, le rendement des bons du Trésor à dix ans s'affichait à 1,751% contre 1,731% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,597% contre 2,576% la veille.




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