Wall Street a baissé hier, reprenant son souffle après s'être approchée de niveaux historiquement élevés et la Bourse de Toronto a retraité avec les prix des matières premières. 

Mis à jour le 21 avr. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

L'indice composé S&P/TSX a effacé 30,09 points à 13 881,20 points, tandis que le prix du pétrole brut a retraité de 1 $ US à 43,18 $ US le baril à New York. 

Le déclin du pétrole brut a aussi pesé sur le dollar canadien, qui a perdu 0,48 cent US à 78,57 cents US. 

Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a reculé de 113,75 points à 17 982,52 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a perdu 10,92 points à 2091,48 points et que l'indice composé du Nasdaq a cédé 2,24 points à 4945,89 points. 

« Ça n'a rien de très dramatique », a estimé Michael James, de Wedbush Securities. « La Bourse a enregistré une performance plutôt impressionnante, donc on assiste à une vague de prises de bénéfices, en particulier dans les secteurs les plus en formes » comme l'énergie et les banques. 

Après un très mauvais début d'année sur les marchés mondiaux, Wall Street a massivement rebondi, dans une plus grande mesure que ses homologues asiatiques et européennes, et le Dow Jones se trouve désormais à portée de son record de clôture, battu en mai 2015. 

Dans ce contexte, qui sème déjà de nombreux doutes sur la capacité des indices à se maintenir à de tels niveaux, la prudence des investisseurs a été accentuée par « de nombreuses actualités », a souligné David Levy, de Republic Wealth Advisors. « C'est pour le moment la séance avec le plus de résultats d'entreprises de ce trimestre, il y a eu une réunion de la BCE et les prix du pétrole restent une forte influence sur l'ensemble de la Bourse », a-t-il énuméré. 

« Ces trois forces se combinent pour dresser un contexte mitigé. » Les cours du pétrole se sont repliés après deux jours de forte hausse, la BCE a maintenu en l'état son soutien à l'économie, mais a renvoyé la balle aux gouvernements pour la suite, tandis que les résultats des entreprises américaines restent en majorité peu engageants par eux-mêmes, mais meilleurs que des attentes très pessimistes. « Les marchés sont en train d'essayer de digérer toutes ces informations et de décider s'ils sont en mesure ou non de se relancer jusqu'aux records de l'an dernier », a conclu M. Levy. 

À part les résultats du jour, le spécialiste américain de l'énergie renouvelable SunEdison a vu sa cotation suspendue après son dépôt de bilan. Depuis l'été dernier, le titre, alors à une trentaine de dollars, a perdu l'essentiel de sa valeur pour finir à 34 cents face aux retards accumulés sur de nombreux projets et une enquête sur ses pratiques comptables.

- Avec La Presse Canadienne