Ferrari fait son entrée à la Bourse de Milan

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«Avec la cotation de Ferrari s'est ouvert un nouveau chapitre (de l'histoire) de l'entreprise», a lancé son président, Sergio Marchionne, également directeur général de Fiat Chrysler Automobiles (FCA) dont Ferrari s'est tout juste séparé.

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Céline CORNU
Agence France-Presse
Milan

Deux mois et demi après son arrivée à Wall Street, Ferrari a fait son entrée lundi à la Bourse de Milan, parée de rouge pour cet événement qui scellait la séparation du constructeur italien d'avec Fiat Chrysler Automobiles (FCA).

La cotation du titre Ferrari, sous le symbole RACE, a débuté à 43 euros, avant de se replier légèrement puis de clôturer en hausse de 0,53 % une belle performance dans un marché en recul de 3,20 %. L'action de son ancienne maison-mère, FCA, était en revanche en berne, dévissant de 4,85 %, à 8,15 euros.

À 9 h locales (3 h, heure de l'Est), quatre des principales figures du groupe avaient symboliquement sonné la cloche d'ouverture de la séance boursière sur le MTA, marché principal de la place milanaise.

« Depuis que nous avons annoncé la scission [de Ferrari] de FCA, une aventure s'est terminée », a lancé son président, Sergio Marchionne. Celui qui est aussi le directeur général de FCA faisait ainsi référence aux 47 années durant lesquelles les deux groupes ont été liés, à la suite de l'achat par Fiat en 1969 de 50 % du capital de Ferrari, puis de 90 % en 1988. « Mais la vérité c'est qu'aujourd'hui s'ouvre un autre grand chapitre », a-t-il ajouté.

Au côté de M. Marchionne, étaient présents le président de FCA, John Elkann, Piero Lardi Ferrari, fils du fondateur de la marque, ainsi que le président du conseil italien Matteo Renzi, qui avait obtenu des dirigeants de Ferrari que le groupe soit aussi coté en Italie.

Ce dernier a souhaité « bonne chance » à Ferrari, un groupe qui montre que « la mondialisation est notre meilleure chance ». Les Italiens « ne doivent pas avoir peur du monde », a-t-il souligné.

Pacte de stabilité 

Pour l'occasion, la Piazza Affari s'était drapée de rouge, couleur fétiche de la marque au cheval cabré, née en 1947 à Maranello (nord). Devant la Bourse milanaise étaient exposées huit voitures, dont la série spéciale LaFerrari et la dernière née, la F12 Tdf. À intervalles réguliers, le bruit d'un moteur rugissant se faisait entendre.

L'introduction en Bourse a été rendue possible par la scission entre Ferrari et sa maison-mère, votée le 3 décembre par les actionnaires de FCA.

Quelque 10 % du capital détenus par le groupe ont été introduits le 21 octobre à Wall Street. À la faveur de la scission, les actionnaires se sont vu attribuer une action Ferrari pour dix actions FCA.

Désormais, 23,5 % de Ferrari est aux mains de Exor, la holding de la famille Agnelli-Elkann (propriétaire historique de Fiat), tandis que Piero Ferrari conserve 10 % du capital.

Mais, en vertu du droit régissant la nouvelle entité basée aux Pays-Bas, Exor détient 33,4 % des droits de vote et M. Ferrari 15,48 %. Les deux, qui réunissent ainsi 48,8 % des droits de vote, ont de plus signé un pacte visant à garantir « la stabilité » du groupe.

L'objectif des récentes opérations est de donner à Ferrari les moyens de « poursuivre son développement » avec « une plus grande indépendance financière et opérationnelle », a expliqué M. Marchionne.

Si l'entreprise affiche de beaux résultats - ventes en hausse de 9 % et bénéfice net de 62 % au 3e trimestre -, elle veut s'étendre. Ferrari, qui limite volontairement sa production à quelque 7000 voitures, vendues au minimum 200 000 dollars, prévoit de la porter à 9000 unités par an d'ici 2019 (+30 %), tout en voulant conserver des « modèles toujours plus exclusifs ».

Elle veut aussi se diversifier en vendant davantage de produits dérivés (montres, appareils électroniques, etc...) parés de son emblème.

Le constructeur, qui compte 2850 employés, doit faire face au plus vite à la concurrence de Bugatti, Porsche et Lamborghini, notamment en Chine.

Du côté de FCA, l'argent récolté doit favoriser son désendettement et aider au financement de son ambitieux plan de développement de 48 milliards d'euros sur cinq ans, annoncé en 2014. M. Marchionne a confirmé lundi qu'il entendait rester aux commandes du groupe, au moins jusqu'en 2018 à l'échéance de ce plan.




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