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Wall Street finit en baisse, gagnée par le pessimisme

Wall Street a baissé mercredi, prise comme les Bourses européennes par un accès... (PHOTO RICHARD DREW, ARCHIVES AP)

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Agence France-Presse
NEW YORK

Wall Street a baissé mercredi, prise comme les Bourses européennes par un accès de frilosité face à la situation grecque, sans trouver de prise dans l'actualité américaine pour se relancer: le Dow Jones a cédé 0,98% et le Nasdaq 0,73%.

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Les marchés à la fermeture :

  • TSX 14 947,51 / 42,60 (0,29%)
  • Dow Jones 17 966,07 / -178,00 (-0,98%)
  • S&P 500 2 108,58 / -15,62 (-0,74%)
  • NASDAQ 5 122,41 / -37,68 (-0,73%)

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«Encore une fois, la séance a été dominée par ce qui se passe autour de la Grèce, la Bourse américaine suivant la baisse de ses homologues étrangères après le rejet par les créanciers internationaux (d'Athènes) de ses dernières propositions de réformes en date», ont résumé les experts de la maison de courtage Charles Schwab.

Les négociations entre la Grèce et ses créanciers sont sur le fil du rasoir, et l'optimisme n'est pas de mise avant la reprise jeudi d'une nouvelle réunion de la zone euro, moins d'une semaine avant la date-butoir d'un remboursement au FMI qui alimente les craintes de défaut de paiement du pays.

«Bien sûr, la situation grecque pèse sur la Bourse, mais je pense qu'il y a d'autres raisons» à la baisse de Wall Street, a nuancé Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital. «À mon avis, c'est surtout lié à une tendance à vendre à l'approche de la fin du trimestre.»

L'actualité économique américaine n'a, quoi qu'il en soit, pas stimulé les investisseurs malgré une révision en hausse du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis pour le premier trimestre, avec une contraction désormais estimée à seulement 0,2%, dont plusieurs observateurs soulignent le manque d'actualité au moment où la moitié de l'année est presque passée.

Plus généralement, Wall Street «reste autour des mêmes niveaux, et c'est probablement parce que les actions sont à leur niveau maximal par rapport aux bénéfices», a jugé Bill Lynch, de Hinsdale Associates. «Les bénéfices doivent rattraper les cours, et nous verrons si c'est le cas au moment des résultats d'entreprises du deuxième trimestre, mais il va encore falloir attendre deux semaines.»

Lennar avance

Parmi les valeurs, le semencier Monsanto, qui a dit maintenir sa proposition de rachat de son rival suisse Syngenta malgré deux rejets, a chuté de 5,73% à 106,32 dollars. Le groupe a par ailleurs annoncé des résultats trimestriels contrastés et réaffirmé ses objectifs financiers pour l'ensemble de son exercice fiscal.

Le groupe de distribution belge Delhaize, qui va fusionner avec le néerlandais Ahold, a baissé de 7,01% à 22,83 dollars. Delhaize possède aux États-Unis les supermarchés Food Lion et Ahold, qui n'y est pas coté, les chaines Stop&Shop et Giant.

L'avionneur Boeing a perdu 0,99% à 143,00 dollars, sans que son titre réagisse beaucoup à l'annonce, pourtant plus précoce que prévu, du départ de son directeur général Jim McNerney, remplacé par le numéro deux du groupe, Dennis Muilenburg.

Par ailleurs, l'agence de notation Standard and Poor's a estimé que Boeing pourrait pâtir des menaces qui pèsent sur l'avenir de l'Ex-Im Bank, la banque qui garantit les prêts aux entreprises exportatrices américaines.

L'émetteur de cartes bancaires American Express (AmEx) a cédé 0,76% à 80,74 dollars, après avoir réorganisé sa direction à la suite du décès subit du vice-président du conseil, Ed Gilligan fin mai.

Box, spécialiste du stockage et du partage collaboratif en ligne, a bondi de 5,58% à 18,53 dollars après l'annonce d'un partenariat dans les services dématérialisés («cloud»), avec le groupe informatique IBM, qui a abandonné 0,98% à 166,97 dollars.

Le promoteur immobilier Lennar a pris 4,20% à 51,06 dollars, après avoir fait état d'une nette hausse trimestrielle de son chiffre d'affaires et de son bénéfice, tous deux jugés supérieurs aux attentes.

Le groupe minier Freeport-McMoRan, plutôt spécialisé dans le cuivre, a gagné 2,24% à 20,56 dollars, après avoir fait part de son intention d'introduire en Bourse séparément sa filiale consacrée au pétrole et au gaz.

Le réseau social Facebook, entré dans les dix plus grosses valorisations du SP 500 au détriment du distributeur Wal-Mart (-0,26% à 72,38 dollars), a monté de 1,12% à 88,86 dollars.

Le marché obligataire avançait. Vers 16H35, le rendement des bons à dix ans reculait à 2,373% contre 2,413% mardi soir et celui des bons à 30 ans à 3,153% contre 3,201% auparavant.

Le TSX avance

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse mercredi pour une troisième séance de suite, semblant indifférente aux inquiétudes entourant les négociations entre la Grèce et ses créanciers et à celles au sujet d'une éventuelle hausse des taux d'intérêt aux États-Unis.

L'indice composé S&P/TSX a gagné 42,60 points pour terminer avec 14 947,51 points, après avoir cumulé environ 250 points lors des deux séances précédentes. Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,43 cent US à 80,65 cents US.

À la Bourse des matières premières, le cours du pétrole brut a retraité de 74 cents US à 60,27 $ US le baril, tandis que le prix du lingot d'or a perdu 3,70 $ US à 1172,90 $ US l'once.

Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a plongé de 178 points à 17 966,07 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a rendu 15,62 points à 2108,58 points et que l'indice composé du Nasdaq a échappé 37,68 points à 5122,41 points.

Le recul observé à New York survient au terme d'une difficile journée de négociations entre la Grèce et ses créanciers. Aucun progrès n'a semblé émerger mercredi, ce qui fait craindre aux observateurs que les deux parties sont plus éloignées qu'ils ne le croyaient.

Entre-temps, un responsable de la Réserve fédérale des États-Unis a laissé entendre mercredi que la banque centrale américaine pourrait augmenter son taux d'intérêt directeur deux fois plutôt qu'une cette année. Les taux d'intérêt de la Fed, à des creux historiques depuis la Grande Récession, sont généralement considérés comme un facteur important dans la croissance des marchés boursiers ces dernières années.

- avec la Presse canadienne




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