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La tentative de rebond tourne court à Wall Street

«Nous avons un peu rebondi, dans l'espoir que... (PHOTO BRENDAN MCDERMID, REUTERS)

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«Nous avons un peu rebondi, dans l'espoir que le marché avait trop vendu mardi, a commenté Art Hogan, chez Wunderlich Securities. Mais sur le fond on pense au dollar plus fort, cela reste le catalyste des mouvements du marché.»

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Agence France-Presse
New York

La tentative de rebond a fini par tourner court en fin de séance mercredi à Wall Street, la peur du dollar fort l'emportant sur la chasse aux bonnes affaires. La Bourse de Toronto a connu de son côté une bonne fin de séance, ce qui lui a permis de clôturer en hausse, sans toutefois pouvoir récupérer complètement les pertes réalisées la veille.

Le dollar canadien s'est déprécié de 0,5 cent US à 78,36 cents US, après avoir reculé en cours de séance jusqu'à 78,14 cents US, soit son plus faible niveau en six ans.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 14 739,20 / 97,44 (0,67%)
  • Dow Jones 17 635,39 / -27,55 (-0,16%)
  • S&P 500 2 040,24 / -3,92 (-0,19%)
  • NASDAQ 4 849,94 / -9,85 (-0,20%)

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«Les investisseurs s'inquiètent toujours pour (la force du) dollar et la perspective d'une hausse des taux», a commenté Alan Skrainka chez Cornerstone Wealth Management.

Pour autant, vu la bonne santé actuelle de l'économie, «l'argent ne fuit pas le marché non plus», a-t-il ajouté.

Les indices sont restés orientés à la hausse pendant une bonne partie de la journée, certains investisseurs étant partis à la chasse aux bonnes affaires après la chute de 1,70% enregistrée la veille par le S&P500, et celle de 1,85% pour le Dow Jones.

«Nous avons un peu rebondi, pensant que le marché avait trop vendu mardi», a commenté à la mi-journée Art Hogan, chez Wunderlich Securities.

Mais sur le fond «on pense au dollar plus fort, cela reste le catalyseur» des mouvements du marché, a-t-il ajouté.

Avec un euro au plus bas depuis douze ans face au dollar, à 1,0541 dollar pour un euro, et sachant que les entreprises du S&P 500 réalisent environ 40% de leurs ventes à l'étranger, les inquiétudes du marché persistent.

M. Skrainka a ainsi indiqué que Cornerstone Wealth Management avait ramené de 130 à 118 dollars son estimation de bénéfice par action pour les entreprises du S&P500.

En tout état de cause, le sort de Wall Street semble désormais lié à celui du dollar: «depuis le début de l'année, on a eu 27 jours d'échanges où le dollar était en hausse, et pendant 19 de ces jours le S&P500 s'est inscrit en baisse», a relevé M. Hogan, alors que généralement la corrélation n'est que marginale entre le marché des actions et celui des changes.

Ce lien est, selon lui, principalement dû à la rapidité de l'envol du dollar, plus qu'à sa valeur absolue qui reste loin de ses sommets historiques. «Nous assistons à la hausse la plus rapide du dollar depuis 40 ans (...), c'est ce qui provoque des bouleversements sur les marchés», a-t-il déclaré.

Plusieurs valeurs ont évolué en fin de séance à la suite d'annonces. Ainsi le groupe pharmaceutique Endo, spécialiste des génériques, a perdu 1,39% à 87,76 dollars après avoir annoncé qu'il surenchérissait sur le canadien Valeant pour s'emparer de Salix, connu pour des traitements gastro-intestinaux, moyennant 11,25 milliards de dollars.

Salix, qui a réservé sa réponse, a grimpé de 6,95% à 168,60 dollars. Il avait déjà accepté, il y a à peine un mois, une offre à 10 milliards de dollars (dette non comprise) de Valeant.

Les titres cotés à New York de Valeant ont chuté de 3,86% à 193,71 dollars. L'échec de ce rapprochement serait un nouveau coup dur pour le Canadien, qui avait pensé se consoler avec Salix de l'échec de son offre lancée sur le fabricant du traitement anti-rides Botox Allergan, finalement en voie de fusion avec Actavis.

Le conglomérat General Electric, qui selon le Wall Street Journal pourrait arrêter des activités de prêt, a terminé en hausse de 0,08% à 25,19 dollars.

Le secteur financier a rebondi après son recul de mardi, avant que la Réserve fédérale (Fed) valide en soirée les projets d'utilisation des liquidités des grandes banques américaines.

Goldman Sachs a regagné 0,80% à 184,18 dollars et JPMorgan Chase 0,47% à 60,44 dollars. Bank of America, qui doit tout de même soumettre un plan amendé, a repris 2,03% à 16,11 dollars et Citigroup 2,15% à 52,33 dollars.

Google, en quête d'un nouveau directeur financier après que le Canadien Patrick Pichette eut annoncé mardi son intention de prendre sa retraite, a cédé 0,74% à 555,69 dollars.

Apple, victime dans la journée d'une panne sur plusieurs de ses services, a perdu 1,82% à 122,24 dollars.

Le marché obligataire, longuement hésitant, s'est finalement inscrit en hausse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reflué à 2,107%, contre 2,122% mardi soir, et celui à 30 ans à 2,681%, contre 2,729% précédemment.




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