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Bombardier perd des plumes

L'action de Bombardier a perdu hier 5,1 % de sa valeur dans la foulée du départ... (PHOTO MATHIEU WADDELL, ARCHIVES LA PRESSE)

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Sylvain Larocque
La Presse

L'action de Bombardier a perdu hier 5,1 % de sa valeur dans la foulée du départ inattendu du vendeur en chef de sa division des avions commerciaux, Raymond Jones. Le titre a clôturé à 3,92 $, en baisse de 21 cents, à la Bourse de Toronto.

M. Jones, qui était vice-président principal aux ventes et au marketing pour les avions commerciaux, a quitté son poste pour des « raisons personnelles », a indiqué jeudi une porte-parole de Bombardier Aéronautique, Isabelle Gauthier. Il occupait ce poste depuis à peine un an.

Le départ du dirigeant survient à moins d'un an de l'entrée en service prévue de la gamme d'appareils CSeries de 110 à 160 places, sur laquelle l'avionneur montréalais mise une bonne partie de son avenir. D'abord prévue pour 2013, l'entrée en service de la CSeries est désormais promise pour la deuxième moitié de cette année.

Le Wall Street Journal s'en mêle

Le départ de Raymond Jones n'est pas le seul coup dur qu'a dû subir Bombardier. Hier, le réputé quotidien américain Wall Street Journal a publié en première page un article de fond intitulé « Troubled Jet : Bigger Proves Far From Better For Canadian Jet Maker » (« Avion à problèmes : Plus grand est loin d'être mieux pour un avionneur canadien »).

Le texte rappelle notamment qu'après six ans d'efforts, Bombardier n'a atteint que 80 % de son objectif pour la CSeries, soit d'avoir vendu 300 avions au moment de l'entrée en service. Le Wall Street Journal souligne en outre que les coûts du programme sont passés de 3,4 à 4,4 milliards US.

Selon l'article, Bombardier n'avait pas prévu qu'Airbus et Boeing allaient réagir au lancement de la CSeries en proposant des versions remotorisées de leurs avions monocouloirs. En procédant ainsi, les deux géants ont réussi à conserver leur mainmise sur le marché tout en limitant leurs investissements en recherche et développement.

« Nous n'avions pas bien anticipé [la réponse d'Airbus et de Boeing] et nous n'y étions pas suffisamment préparés », a confié un dirigeant de Bombardier au Wall Street Journal, sous le couvert de l'anonymat.

Le quotidien a en outre publié une citation cinglante du chef de l'exploitation d'Airbus, John Leahy : « Je ne veux pas contrarier mes amis à Montréal, mais nous ne les prenons pas très au sérieux comme menace concurrentielle. »




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