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Les Bourses du Golfe voient leurs gains s'éroder du fait du pétrole

La plupart des pays du Golfe tirent environ... (Photo Kamran Jebreili, Archives AP)

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La plupart des pays du Golfe tirent environ 90% de leurs revenus du pétrole, dont les recettes devraient baisser de moitié par rapport aux 729 milliards de dollars engrangées en 2013.

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Omar HASSAN ABDULLA
Agence France-Presse
KOWEÏT

Les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe ont plongé au quatrième trimestre, plombées par la chute des cours du brut, après avoir réalisé d'importants gains durant les neuf premiers mois de 2014.

Les Bourses de la région ont fini le dernier trimestre dans le rouge sur fond de ventes massives par les investisseurs, alarmés par la chute de 50% (entre juin et décembre) des prix du brut en raison d'une surabondance de l'offre, d'une faible demande et d'un dollar fort.

D'octobre à fin décembre, le marché saoudien a fini en baisse (-23,2%) comme ceux de Dubaï (-23%), d'Oman (-15,2%), de Koweït (-14,3%), d'Abou Dhabi (-11,2%), du Qatar (-10,5%) et de Bahreïn (-3,4%).

Sur l'année, quatre marchés (Qatar, Dubaï, Abou Dhabi, Bahreïn) sont restés sur des gains, alors que ceux d'Arabie saoudite, du Koweït et d'Oman ont plongé.

La plupart de ces pays tirent environ 90% de leurs revenus du pétrole, dont les recettes devraient baisser de moitié par rapport aux 729 milliards de dollars engrangées en 2013.

«La chute au 4e trimestre était la conséquence directe de la forte baisse des prix du pétrole», a indiqué Humoud al-Sabah, analyste à Kuwait Financial Center (Markaz).

«La plupart des Bourses du Golfe avaient terminé les trois premiers trimestres sur des gains solides, qu'elles ont en grande partie perdus en raison de l'impact des prix du pétrole», a-t-il dit à l'AFP.

Ces marchés s'étaient pourtant bien tenus durant les neuf premiers mois, malgré la situation au Moyen-Orient, marquée par l'essor du groupe djihadiste État islamique (EI) en Syrie et en Irak et le début des frappes par une coalition internationale dirigée par les États-Unis.

La capitalisation des sept Bourses a cependant augmenté d'environ 70 milliards de dollars à 1040 milliards USD fin 2014, contre 970 milliards USD l'an dernier.

Mais elles ont perdu quelque 131 milliards USD de leur valeur au 30 septembre.

Dubaï, la plus volatile 

Le marché saoudien, le plus grand du monde arabe, a terminé l'année en baisse de 2,4% à 8333,390 points après être descendu à plusieurs reprises sous la barre des 8000 points.

Durant l'année, son indice avait bondi de plus de 30%, mais il avait été tiré vers le bas par le secteur phare de la pétrochimie qui a lâché 33,7% au 4e trimestre.

Cette baisse s'est poursuivie malgré l'adoption par le gouvernement d'un budget en hausse pour 2015, même s'il prévoit un déficit de 39 milliards USD.

L'indice de Dubai Financial Market (DFM), constamment en hausse ces trois dernières années, a été le plus volatile en 2014, gagnant environ 60% durant l'année avant de perdre la plupart de ses gains au 4e trimestre. La Bourse d'Abou Dhabi, deuxième marché des Émirats arabes unis, a aussi cédé le gros de ses gains de l'année.

La Bourse du Qatar, la deuxième du monde arabe, a réalisé les plus gros gains, en hausse de 18,4% à 12 285,78 points, après avoir frôlé à maintes reprises la barre des 14 000 points.

Le marché koweïtien a été le plus grand perdant, lâchant 13,4% à 6.535,72 points. Celui de Mascate a terminé l'année en baisse de 7,2% à 6343,22 points, alors que la petite bourse de Bahreïn a clos l'année en hausse de 14,2% à 1426,57 points.




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