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Wall Street trébuche face aux craintes sur la croissance

L'anxiété regagnait les investisseurs jeudi alors que devaient... (Photo Richard Drew, archives AP)

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L'anxiété regagnait les investisseurs jeudi alors que devaient s'exprimer individuellement plusieurs responsables de la banque centrale américaine

Photo Richard Drew, archives AP

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Agence France-Presse
New York

La Bourse de New York a succombé jeudi à l'angoisse d'investisseurs s'inquiétant de l'impact du ralentissement de la croissance mondiale, notamment en Europe, sur les entreprises américaines: le Dow Jones a chuté de 1,97% et le Nasdaq de 2,02%.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX : -205,87 (-1,40%) à 14 460,60
  • Dow Jones : -334,97 (-1,97%) à 16 659,25
  • S&P 500 : -40,68 (-2,07%) à 1 928,21
  • NASDAQ : -90,25 (-2,02%) à 4 378,34

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Les indices ont creusé leurs pertes au fur et à mesure de la journée alors que la nervosité s'emparait du marché, effaçant au passage entièrement les forts gains enregistrés la veille grâce au ton jugé très accommodant de la Réserve fédérale dans le compte-rendu de sa dernière réunion.

Signe de cette fébrilité, l'indice VIX, ou «indice de la peur», a bondi de 24,16% à 18,76, à son plus haut niveau depuis février.

Les nouvelles sur la santé de l'économie américaine étaient pourtant plutôt bonnes jeudi.

Côté emploi, les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé aux États-Unis la semaine dernière, faisant tomber leur moyenne sur quatre semaines au plus bas depuis huit ans.

Surtout, les chiffres diffusés par les premières grandes sociétés publiant leurs résultats du troisième trimestre étaient encourageants.

Le géant de l'aluminium Alcoa a notamment dépassé nettement les attentes au troisième trimestre, grâce à son offensive dans l'aéronautique et l'automobile. Le titre a toutefois perdu 4,23% à 15,39 dollars, suivant la tendance à la nette baisse parmi les entreprises liées aux matières premières.

Le spécialiste des boissons sans alcool PepsiCo (-0,39% à 93,57 dollars) a lui relevé sa prévision de bénéfice annuel après avoir aussi dépassé les attentes.

Mais «les inquiétudes sur la croissance en Europe, alimentées par les indicateurs sur l'Allemagne, ont primé», a estimé William Lynch de Hinsdale Associates.

Après la diffusion de plusieurs statistiques alarmantes sur l'industrie ou les exportations en début de semaine, les quatre grands instituts de conjoncture allemands ont en effet révisé jeudi en nette baisse leurs prévisions communes de croissance pour la première économie européenne en 2014 et 2015.

De «sérieux risques» d'une nouvelle récession guettent la zone euro si rien n'est fait pour remédier à la croissance atone dans la région, a par ailleurs mis en garde la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde.

«Les investisseurs se demandent jusqu'à quel point la faiblesse de l'économie européenne va affecter les résultats des entreprises, et le marché n'aime pas l'incertitude», a commenté William Lynch.

Retour de la volatilité

Pour Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services, les courtiers sont aussi préoccupés par les forts mouvements de baisse, voire de correction, «qui se développent dans plusieurs sous-secteurs du marché» comme dans l'énergie, les matières premières ou les sociétés à faible capitalisation.

«Le mois d'octobre est traditionnellement un mauvais mois pour le marché des actions. Mais au cours des deux dernières semaines, on a quand même enregistré la moitié des pires séances de l'année», a relevé de son côté Art Hogan de Wunderlich Securities en mettant en avant le retour sur le devant de la scène d'une forte volatilité.

Mais «étant donné l'envolée qu'on a connu l'an dernier et le fait qu'on n'a pas enregistré de correction depuis très longtemps, un peu de volatilité n'est pas surprenant», a estimé William Lynch. «Ce qui est inhabituel, c'est le calme qu'on a eu au cours des deux dernières années.»

Parmi les autres valeurs du jour figurait le groupe d'habillement Gap, qui a plongé de 12,48% à 36,67 dollars après avoir fait état de ventes décevantes en septembre. La société a aussi annoncé le départ en février de son PDG Glenn Murphy et son remplacement par Art Peck, jusqu'ici responsable de la division innovation, croissance et numérique.

Apple est parvenu à résister à la morosité ambiante (+0,22% à 101,02 dollars) grâce à l'investisseur activiste Carl Icahn, qui a relancé son appel pour une nouvelle vague de rachats d'actions.

Le marché obligataire a terminé près de l'équilibre. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,327% contre 2,330% mercredi soir et celui des bons à 30 ans est resté stable, à 3,062%.




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